‹ Le chant théâtralChapitre 41 sur 52 · LE CHANT LIE ET SOUTENU · texte numérisé non relu

LE CHANT LIE ET SOUTENU

(tITRF EMPRUNT!'. A LA MÉTHODK DF. .M. FAURe)

Voici un art des plus brillants et des plus nobles.

Quelles ressources n'offre-t-il pas au chanteur.' Il lui permet de doubler ses moyens, de mener la phrase sans fatigue, et, par un crescendo progressif et insensible, de la « passer » d'une sonorité douce à un forte intensif, obtenant ainsi, presque mécaniquement, de puissants eftets d'expression.

II rassure et charme l'auditeur par l'égalité du souffle et la tenue des sons, par le libre épanouissement du chant, par cette « tranquillité » qu'éprouve l'artiste et qu'il fait partager au public.

Là, se reconnaissent les véritables chanteurs.

Là, brillèrent les plus grands artistes.

« Chanter, l'archet à la corde. » L'expression de Rossini dit bien ce (|u'elle veut dire; elle est d'un heureux choix; le violoniste, en effet, a la faculté essentielle de lier les sons, de les soutenir. grAce au contact permanent de la corde et de l'archet.

Le chant est lié par l'union parfaite des sons, les uns avec les autres — union que ne doit pas troubler l'articulation.

Le chant est soutenu lorsque le souille lui donne l'unité qui caractérise l'orgue.

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Le chant lié et soutenu est de toutes les époques, de tous les genres, de tous les styles.

Appliqué aux études, il exerre la respiration, il unifie la voix, — il l'orme le goût de l'élève.

Chantez la phrase suivante en plusieurs tons :

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