‹ Le chantierChapitre 25 sur 106 · DELIRE · texte numérisé non relu

DELIRE

Oh ! quels bras m'ont ainsi cloué sur cette rive , Où tout est desséché par le brûlant siroc, Où la vague, sans force et sans colère, arrive? D'où vient que mon destin de plus en plus s'y rive, Comme les racines d'un roc?

Oh ! qui m'emportera vers ces affreux rivages Où le tranchant éclair, ainsi qu'un yatagan, Fait voler dans les airs le front des rocs sauvages ; Où, pareil au démon qui préside aux ravages, Tournoie et rugit l'ouragan?

L'orage furieux qui sur les lames rampe ,

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