SCÈNE X
Les Précédens , un Domestique.
le domestique.
Voici des dames qui arrivent au salon.
M™* DE TRENEUIL.
Je vais les recevoir. Anténor, Delphine , vous me suivrez. (Elle sort.)
DE PRESLE , continuant toujours.
Et je suis bien sûr que si je restais seulement cinq minutes avec mademoiselle je la ferais changer d'idée.
COMEDIE-VAUDEVILLE. 'j3
DELPHINE
Est-il possible.
ANTÉNOR , vivement à Delphine* Mademoiselle veut-elle me permettre de lui offrir la main?
DELPIIIINE.
Vous avez peur ?
ANTÉWOR.
Moi! après ce que je vous ai dit de lui... après ce que vous avez fait pour moi... oh î non, plus de défiance.
Eh bien! alors...
ANTÉNOR
Eh bien!...
DE PRESLE , lui faisant signe de partir. Eh bien!...
ATVTÉNOR.
Eh bien î oui , et pour humilier son amour-propre , pour qu'il soit bien persuadé (le votre indifférence , j'accorde les
•j4 LE CHAPERON,
cinq minutes.. . ne fût-ce que pour lui prouver qu'on ne le craint pas.., et puis je serai là... et les portes du salon seront ouvertes.
DELPHINE
Puisque vous le voulez... et pour vous faire plaisir, j'accepte. {A part, )Que peut-il avoir à me dire? {HautàAnténor), Mais vous n'oubliez pas que nous ouvrons le bal ensemble.
ANTÉNOR
Air du Premier Prix,
Oh ! je reviendrai tout de suite , Au premier coup d^rchet.
DELPHINE
C'est bien. ANTÉNOR , d de Presle.
Vous le voyez , moi je vous quitte.
DELPHINE
Mais allez donc...
ANTÉNOR
Je ne crains rien !
Oui , quoi qu'à mon apprentissage , vTe veux me montrer désormais Digne d'entrer en mariage ; Et pour le prouver je m'en vais.