SCÈNE XIV
M"- DE TRENEUIL, ANTÉNOR. \
Ah ! madame , si vous saviez... quel com- j plot ! . . . quel tissu d'horreurs ! I
COMEDIE-VAUDEVILLE. g-Jf
jjme jjg TREISEUIL.
Qu'avez-vous donc?
ANTÉNOR
Je viens de les voir tous les deux Ils
dansaient.
M°*e DE TRENEUIL.
]N*est-ce que cela?
ANTÉNOR
Oh ! vous n'y êtes pas... Je me suis glissé doucement derrière eux... J'ai cru d'abord que M. de Presle m'avait vu... mais, non, grâce au ciel ; et la preuve c'est qu'il continuait à lui parler avec feu... il lui disait : « Oui , votre sœur s'oppose formellement à » notre union. »
m"** de trbneuil.
C'est vrai,
ANTÉNOR
Ah! je VOUS remercie! Non, au contraire, c'est cela qui sera cause de tout..,.. Car M. de Presle ajoutait : « Il ne nous resta
» plus d'autre moyen qu'un enlèvement.., « et ce soir , après le bal... »
m"^^ de treaeuil.
Et qu'a répondu Delphine?
ANTÉÎSOR.
Elle a répondu... je ne puis le croire encore elle a répondu : «J'allais vous le
n proposer. » En ce moment, elle se retournait pour balancer... elle m'a aperçu... Elle a achevé tranquillement sa figure ; et moi .
ne sachant plus celle que j'avais à faire
j'accours... me voilà..* je ne sais où donner delà tête... je ferai quelque malheur, c'est sûr... car je ne laisserai pas enlever mademoiselle Delphine.
M"ie jj^ TRENEUIL.
Elle vient de ce côté... c'est elle. .
ANTJÉNOR.
Ah mon Dieu ! madame , soutenez-moi. . . Voilà la fièvre qui me prend... J'ai froid.
M*"^ DE TRENEUIL.
Laissez»moi l'interroger par degrés, avec ménagement... Vous surtout... pas un mot.
mi£ E^ B-TXELL3S - STAD BRuJ Archives - Archief
ANTÉNOB.
Ah ! je voudrais parler, que je ne pourrais pas. {Il va s^ asseoir auprès du guéridon.)