Offert en 1739 par M. Vivant, grand chantre
2. Ces crosses furent trouvées en 1699 dans les tombes supprimées du sanctuaire de Notre-Dame. Elles appartenaient respectivement à Etienne II, dit Tempier, l'exécuteur testamentaire de saint Louis, mort en 1270; à Denis Dumoulin, mort en 1447 et la troisième à un évêque dont le tombeau n'indiquait aucun nom et qui était situé « au coin postérieur de l'autel du eùte de l'épitre ». Cfr. Procès-verbal dans Les Curiosités de l'Église de Paris, p. 352 et sq. et même ouvrage, p. 287 et 288.
3. Ces deux livres sont écrits sur velin et sont ornés d'un grand nombre de tableaux, vignettes et miniatures. Le livre des Évangiles est de vermeil, ayant, d'un côté, dans le milieu, un christ sur le calvaire, et aux quatre coins les quatre Évangélistes, et de l'autre côté, dans le milieu. Notre-Seigneur montant au ciel : sur le dos du livre sont ciselés différents attributs des ornements de l'Église. Le livre d'Épitrés est aussi de vermeil, ayant d'un côté, dans le milieu, la naissance de la Vierge, et de l'autre côté le couronnement de la Vierge, et aux quatre coins de chaque côté les quatre Pères de l'Église. Sur le dos sont les attributs de la sainte Vierge. Ces deux livres sont d'une beauté et d'une ciselure admirable. Ils ont été faits l'année 1756. Ibid.
4. Ces livres, fort beaux aussi, furent donnés à Notre-Dame par Michel Judde, prêtre habitué de l'Église de Paris en 1763.
lequel il y a quatre mots rayés nuls ainsi que quatre, lignes', le d' S'' Mortier, demeurant gardien des effets cy-dessus décrits pour les représenter quand et à qui il appartiendra. Signé : Vigner, Mortier, Radix, Doyen, Serreau H1' P1, Masson, illisible) H'P1', Le Roy Hr P1, Genest H' P1 et Hardy. »
« Et le vendredy dix-neuvième jour de novembre neuf heures du matin, jour et heure indiqués par la clôture de la séance d'hier pour la continuation de la description et inventaire des effets mobiliers appartenant à l'Eglise cathédrale de Paris, nous, officiers municipaux dénommés dans les verbaux des précédentes séances et soussignés, assistés de Mr Faron, pareillement cy-devant dénommé et qualifié , nous sommes transportés en la pièce d° la trésorerie sise en la Sacristie de la de église cathédrale, où étant arrivés avons trouvés MM. Radix, chanoine, intendant de la fabrique de la de Eglise, et Mortier, prêtre trésorier de la d" fabrique, ainsi que MM. les huissiers priseurs soussignés, Mr Doyen, peintre de l'Académie Royale de peinture, M. deMouchy, sculpteur du Roy, et M. Masson orfèvre jouallier tous trois nommés par la Municipalité pour procéder conjointement avec nous aux opérations cyaprès, et attendu que les effets précédemment décrits ont été laissés «à la garde de M. d' S' Mortier sans apposition de scellés, nous avons de suite procédé à la continuation de la d'! description sans faire le recollement des dls objets précédemment décrits. En conséquence le db Sr Mortier nous a (à) l'instant représenté les objets <■ y-après détaillés...
« Item : un grand ciboire d'argent et son couvercle doré en dedans et chargé d'ornements en vermeil doré, le pied composé d'un groupe de trois enfants, surmonté d'une couronne avec une croix vermeil, pesant vingt marcs deux onces ' ;
« Item : quatre chandeliers daeolythes de cuivre doré et deux autres de cuivre argenté.
« Item : la châsse de saint Marcel2 en vermeil doré, le frontispice et la
1. Ce ciboire servait au chœur les jours de communion générale.
î. Cette châsse était certainement la pièce la plus belle et la plus célèbre du trésor; on sait quelle place elle occupait surtout dans les processions à Sainte-Geneviève. Elle avait été laite en 1262, grâce à un legs du chanoine Raymond de Clermont. Jusqu'en 1699, elle était placée sur une estrade au-dessus du maitre-autel. M. «le Noailles lit construire, derrière l'autel des Fériés, une riche arcade où elle était conservée et exposée.
crête ainsi que la frise en or. trois grosses topazes de Bohême, deux gros saphirs et garnie d'une grande quantité de pierres de différente nature, telles que mauvais saphirs, émeraudes, pierres gravées, onix, cornalines, agathes, topasse de Bohême, amétises, petites et grosses perles, rubis, grenats, cristaux, pierres peintes, lapis vermeil, etc., vingt figures de différents saints ainsi que plusieurs sujets analogues à la vie de saint Marcel. (En marge : Ladite châsse représentant en petit le modèle exact de l'Église de Notre-Dame *), le tout pesant avec les corps étrangers quatre cent quatrevingt-dix-huit marcs environ :
Item : la châsse de la sainte Vierge d'argent doré avec une lanterne couronnée et ornée de différentes figures pesant avec les corps étrangers cent vingt-six marcs :
Item : la châsse de saint Cùme avec son clocher et plusieurs reliefs en argent doré, le tout pesant avec les corps étrangers cent quatorze marcs environ :
Item : la châsse de saint Damien avec son clocher et différents bas-reliefs, le tout en argent doré, pesant avec les corps étrangers environ cent douze marcs:
Item : la chasse de saint Lucain2 en vermeil doré, obélisques aux quatre coins, le tout pesant avec les corps étrangers cent quatorze marcs;
Item : deux châsses d'argent blanc de saint Babolein et de saint Maur3. garnies de quatre glasses chacune, cizelées de différens attributs en relief: un petit reliquaire d'argent de saint Vincent de Paule 4, le tout pesant ensemble compris les corps étrangers cinquante six marcs;
Item : une châsse de bronze doré d'or moulu servant à renfermer la tunique de saint Germain, évêque de Paris, cette châsse est décorée de pilastres et architecture et en haut d'une gloire de chérubin5;
Item : une grande croix à philligrame d'or, le bas de la croix représen-
1. Cette note est erronée; la châsse de saint .Marcel n'avait de similitude avec l'église Notre-Dame que le style architectural, comme l'indiquent d'une façon péremptoire les représentations gravées de la châsse.
2. Cette châsse renfermait plusieurs reliques dont la liste nous est donnée dans un document fort ancien annexé à un document signale dans le Cartulaire de M. Guérard. Ceux qui les regardaient par curiosité, y est-il dit, perdaient la vue. En 1503. Guillaume Briçonnet, chanoine de Notre-Dame et plus tard évêque de Meaux, y ajouta de nouvelles reliques et lit refaire la chasse à ses frais à l'occasion de son Jubilé: cette châsse était en mande vénération à Notre-Dame.
3. Martyrisé à Loigny-la-Bataille entre Chartres et Orléans, La châsse datait de 1666. Aux grandes processions, elle était portée entre celles de sainte Geneviève et de saint Marcel.
4. Offert au Chapitre en 1787 par les chanoines de Saint-Etienne des Grez en reconnaissance d'une remise de 1.500 fr. sur une dette de 3.500, pour leur permettre d'acheter l'orgue de Saint-Nicolas du Chardonnet qui était à vendre.
Cette relique consistait en un doigt de saint Vincent de Paul, donnée au Chapitre par le supérieur général de la Mission en 1730.
5. Cette châsse fut faite, en 1703, aux frais de M. Jean-Louis Chevalier, chanoine, par le fameux Philippe Caffîéri.
LF.S INVENTAIRES. 265
tant un vase d'argent doré, garni de quatre gros saphirs très communs et percés de seize autres plus petits, ensuite deux morceaux de prime éme raude et différentes pierres très communes, telles que mauvaises émeraudes, saphirs, grenats, amestistes gravées et autres pierres peintes, etc., le tout pesant avec les corps étrangers vingt six marcs environ { ;
Item : une grande croix d'argent doré dite Danseau 2 garnie d'un christ et dix-huit grosses pierres cabochons tant grenats, vermeils, rubis balets, quatre grosses émeraudes et neuf gros saphirs, ainsi que différentes petites pierres, perles et autres, le tout pesant avec les corps étrangers dix-huit marcs ;
Item : une croix dite Croix de Noailles de procession avec, ses ornements et son bâton d'argent vermeil pesant trente-cinq marcs environ3;
Item : une croix d'ébène chargée d'un christ et trois fleurons et la pomme d'argent pesant avec son bâton environ vingt-neuf marcs ;
Item : une croix de vermeil doré ayant un pied quarré soutenu par huit houles cizelées aux armes des Noailles, pesant vingt-neuf marcs environ ;
Item : une croix de vermeil ; renfermant de la vraie croix avec différentes plaques émaillées; une autre croix à pied d'argent avec son christ pour mettre sur les cercueils, une autre petite croix de vermeil avec son christ dont l'écriture manque, deux petites figures sur le côté, le pied en cuivre doré, le tout pesant ensemble avec les corps étrangers environ trente-un marcs;
Item : une croix 5 de bronze doré d'or moulu, de la hauteur de trois pieds, huit pouces et demi, sur laquelle est attaché un christ en couleur de bronze étant dans la grande sacristie ;
Item : quarante-huit chandeliers de cuivre argenté, de vingt pouces de haut servant aux enterrements, six chandeliers de cuivre argenté avec la croix à pieds triangulaires, six autres chandeliers et la croix decuivredoré d'or moulu, six autres chandeliers de cuivre doré pour la sainte Vierge;
Item : quatre encensoires dont deux en argent et les deux autres en cuivre
1. Certains ornements de cette croix avaient été, dit-on, travaillés par saint Eloi. Sur la partie postérieure de cette croix était attachée une médaille de saint Michel, d'or émaillé, don du duc de Berry en 110(3.
2. Ou plutôt d'Anseau. Cet Anseau, ancien chanoine de Paris, était devenu prêtre et chantre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Il envoya cette croix à l'église de Pans en 1109 du temps de l'évêque Galon. Elle renfermait un morceau considérable de la Croix de X. -Seigneur; l'évêque el lé Chapitre de Paris allèrent au-devant d'elle un vendredi 30 juillet 1109, jusqu'à Fontenay-aux-Roses, d'où ils la portèrent dans l'église de Saint-Cloud. Elle y resta en dépôt jusqu'au dimanche suivant qu'elle fut apportée à Paris. Telle est l'origine delà fête de la Susception de la Vraie Croix encore célébrée aujourd'hui dans le diocèse de Paris le !•* dimanche d'août.
3. Cette croix servait pour les obits el les enterrements. Ibid., p. 300.
1. Dite Croix de Chambly. Pierre de Chambly, chanoine, en tit présent à l'église on 1327. L'archevêque la présentait à baiser au Roi, à la Reine et aux entants de France, lorsqu'ils venaient à Notre-Dame. Curiosités, p. 296.