‹ Le chasseur taupierChapitre 18 sur 73 · PER — RER · texte numérisé non relu

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tire l’insecte. Cette retraite se reconnaît à la forme arrondie de terre remuée qu’il a poussée dehors, à la manière de la taupe. La courtillière , comme beaucoup d'insectes, périt dès qu’elle a été atteinte par l'huile ou tout autre eorps gras.

Fours. Lorsqu'on s’est assuré du lieu où elles se retirent , il faut les cerner et jeter assez d’eau bouillante pour anéantir la fourmilière. Si par hasard elle se trouvait trop près d'une plante importante, on attirerait les fourmis à quelque distance de là , en bouleversant leur travail ; en les inquiétant pour les forcer à s’enfuir vers le point où il est facile de les attirer , en enduisant d’un peu de miel un pot que l'on renverse, et sous lequel on ménage un passage. Aussitôt qu'elles s’y sont établies, on l’emplit d'eau bouillante. Quand on peut craindre que cette eau n'attergne des plantes ou des racines utiles , il suffit de jeter sur la fourmilière un peu de chaux vive , sur laquelle on verse de l’eau froide, Ce moyen est très efficace et vaut mieux que les arrosemens d'eau de chanvre dont nous avons parlé plus haut, et qui seraient ici à-peu-près inutiles, puisqu'ils ne feraient que déplacer le mal. L'huile dont on arroserait les fourmis, les ferait aussi périr. La grosse fourmi, dont on se débarrasse ensuite, introduite dans le jardin, y détruit promptement la petite espèce. On empêche encore ces imsectes d’attaquer les vases de fleurs , en plaçant dessous un plateau de terre cuite rempli d’eau qu’elles n'osent tra-

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