DE LA NOURRICE THIEPHAINE
Dans la partie de mon compte-rendu qui concerne le tombeau de la nourrice Thicphaine et non Thiephaine, je disais à propos de l'inscription de cette tombe (portefeuille Gaignières) : « Rien ne sera plus facile que de c vérifier sur la pierre elle-même la véritable lecture. » Mon appel a été entendu. En effet, M. Ratouis, Ikin de nos collègues, a bien voulu procéder à cette vérification et nous adresser la copie qu'il a prise sur la pierre originale de l'église de Nantilly de Saumur. La voici :
CY GILT LA NOURRICE THIEPHAirŒ LA MAGINE QUI OT GRANT P0IN6 A NOURRIE DU LET EN ENFANCE MARIE D ANJOU ROTNE DE FRANCE ET APRES SON FRERE RENE DUC DANJOU ET DE PUY NOME GOMME ENCORE EST ROY DE SICILE QUI A VOULLU EN CETTE VILLE POUR GRANT AMOUR DE NOURRETURE FAIRE FAIRE LA SEPULTURE DE LA NOURRICE DESSUSDICTE QUI A DIEU RENDU LAME QUIGTE POUR AVOIR GRACE ET TOUT DEDUIT MIL CCGG CINQUANTE ET HUIT OU MOYS DE MARS XIIP JOUR JE VOUS PRY TOUS PAR BONE AMOUR AFFIN QUELLE AIT UNG POU DU VTRE DONNEZ LUI UGNE PATENOSTRE.
Le lecteur, en comparant la teneur de cette épitaphe avec celle de l'un des portefeuilles Gaignières, y verra les différences qu'il était de notre devoir de lui mettre sous les yeux.
Du reste, ces différences n'enlèvent rien à l'intérêt que présente le tombeau de Thicphaine, car cet intérêt porte tout entier sur la statue de la bonne nourrice, que nous ne connaîtrions pas sans le dessin Gaignières.