SCÈNE I
M. d'aVERNE
J'ay reçu tout Taro-ont, ol vous élos livrée.
M'amoiu- la Dil)n<i;iiel et Hiroii dés ce soir.
Poiir tinir le marché doivent venir vous voir ;
l^iifin vous triomphez, Parabére exilée
Est un gai^e assuré de l'amour du lièrent.
Mais, mieux ({u'à ses discours j'en crois à son argent,
Ennemi, je le sais, de prouesses frivoles
Cet amant pour raisons nous compte des pistoles,
Car c'est là le vrai jjoinl, tout le reste est phœbn.
MADAME d'aVERNE
Vous le voulés. Monsieur, je vous fei-ai cocu. Bientôt sui- votre front, \o Ké^ent de la l-'rance. Plantera le long- bois... -
M. d'à VERNE
C'est corne d'abondance.
Cocu soit ; (jue me fait ce chimérique affront? Ce titre n'est vilain que pour ceux qui le font Gratis, mais la monoie en répare la honte, Que m'importe après tout ? J(mi ferai mieux mon compte. Soions riches, morbleu ; m()({iu)ns-n()us de l'honneur;
218 nisroiiîi; di ciiaikm di; uacaillm:
(le 11 csl <|ir;iii\ sols ;i (|iii cocii.'ii^c l";iil, jM'iir, Il 11 Csl j)()iii' l;i r;i\(Mir de roule plus coiiiiii iiiio, (i'esl [)i\v C(; seul cMiial ({uà |)rcs(;nl l;i rocLuiic (liiez lt»s plus luuiLs hupe/. ;i la cour siiilroduil ; Plus M «^Mf^iié (l(î Pr... à |j!irLaj^er son lit Avec le duc J»..., (pill iTeul Cail à la «guerre ; VA tant d'auli-es (pie lui...
MADWii; i)"Avi:nMi:
Mais, (juc dira ina nièrc ?
Doutez-vous que ceci n'excilc; son courroux?
M. DAVKKNL
Voire mère ! eli mon Dieu, vaul-elle mieux que vous ?
MADAME d" A VER NE
J'apréhende surtout mes (quatre oncles Boissise.
M. d'à VERNE
Vos oncles? l'un est gueux, les autres sont d'Eglise, Pour apaiser leurs cris, sur eux on répandra Les grâces, les faveurs...
MADAME d'aVERNE
Mais, chacun glosera
Le public déchaîné...
M. d'averne
Beau sujet de contrainte !
Craignons de rester gueux, n'aions point d'autre crainte, Mais, laissons ce discours, je vous l'ai déjà dit : J'ai donné ma parole, et cela vous su (lit.