SCÈNE III
MADA.Mi; i> A\ i:i<m:, m. n'AMNc.OLirr
M. DAI.INCOrRT
Un In'uit assoz ctranj^o esl venu jusciu'à moi. Madame, et jo lai ciii trop peu di<;ne de loi. On dil, et sans horreur je ne puis le redire, (Ju avec vous le Hé^cnl...
M ADAM i; n avkiim; Bas! l)as! vous voulez rire.
M. d'alincourt
Non, la peste m'étoufCe, à présent je le crois. Vous recevez ce bruit avec trop de sang- froid, Pour m'en faire douter.
M ADAM i; d'avuhm:
Mais vous n'êtes pas sa<>e, Mar(|uis, vous méritez ce plaisant badinage...
M. n'AI.INCOrUT
Kclaircissons le fait, parlons sérieusement : Est-il vrai, qu'avec vous doit coucher le Régent? \'ous ne répondez rien ?.., ce silence m'étonne...
madami: d'avkrnf.
Eh! qui vous a chargé du soin de ma ])ersonne ? Je puis comme il me plaît user de mes apas : Ils sont à moi.
m, d'alixcoubt
D'accord, je n'eu disconviens pas.
Mais depuis plus d'un an j'en suis dépositaire. Tout Paris le sçait bien, et même mon grand-père Me voioit à regret emploier ma vigueui- A servir vos désirs : j'avouerai mon erreur. J'avais crû que par là j'avais droit sur nos liâmes. Mais, puisc{ue vous servant du droit ac(piis aux dames. Vous voulez être ingrate, il faut vous imiter ; J'irai porter ailleurs mes vœux. Sans me vanter Je crois facilement pouvoir trouver fortune.
220 iiisioiHi: 1)1 ciiA'iKyM i)i; i'.acah-lm-:
M ADAM i; d'à vi: uni;
Vous vous ino((ii(,'/. ! .M;ii'([iiis. hc l;i hloiidc ;i In JjniiH* \'(;iis îuirc/ ;i cJioisii', l'ii S(;i^iioui' Ici <jih;\oiis l\ml-il jitinais inan(|ii(M' ? Ali ! nous ôLcs l>i(;ii l'on Do vous fixer m moi, vous gagnerez au change : Il n'est [)()inl sous vos lois de cœur qui ne se range ; Beau, hieii l'ail, vig-oureux...
M. d'alincoumt
Il vous en souvient donc?
A parler Iranchement, votre nouveau mignon A plus d'argent que moi ; mais, par ma foi, du l'cste... Je ne troquerois pas.
MADAME d'aVERNF.
Eh! qui vous le conteste ?...
C'est mon "-où t.