‹ Le Château de Bagatelle, 1715-1908 d'après les documents inédits des Archives nationales, des Archives de la Seine et des mémoires manuscrits ou imprimésChapitre 110 sur 146 · Arch. de la Sciiir · texte numérisé non relu

Arch. de la Sciiir

230 iiisioii'.i; 1)1 (ii\ri;\i dk iî.ac. \'h:l[,i:

^'^lUMii' Aiif^usLiii-Loiiis-Charles, (diuIo de. Lamelh, cjipihiine à la suite au réj^imeiiL de lUtvvy caNalerie, sei|^iieur de i)aine Raucourt, Beaucotirt. Mouli^iiy, La Marie de Ponce Mareiiil et autres lieux.

I^t de très liaute et très puissante dame Cécile-Suzanne de la Tour du Pin, mineure lille de très haut et très puissant seigneur Jean-Frédéric de la Tour du Pin de (jouveinet, comte de Solin, marquis de la Kochechalais, baron de (Aisagus, seij^neur de la chatellenie d'Ambleville, maréchal de camps et armées du Koi et de très haute et très puissante dame Cécile Marguerite de Monconseil son épouse qu'il a autorisée.

Passé devant M'- Trutal un des notaires sousignés qui en sa minute et son conl'rère les dix-neuf et vinj^t-sept janvier mil sept cent soixante-dix-sept.

En présence de très haute et très puissante dame Cécile llioult de Cursay, épouse de très haut et très puissant seigneur l'Etienne Guinot, marquis de Monconseil, seigneur de Tesson, Courcoucy, Thessel, Uioux et autres lieux, lieutenant général des armées du roi, inspecteur général d'infanterie, la dile dame de Monconseil se portant audit contrat de mariage comme fondée de la procuration du dit seigneur son mari spéciale à cet effet passée devant Rétif notaire royal à Saintes le vingt-trois mars mil sept cent soixante-seize dont une expédition légalisée faisant mention du contrôle de la minute et certiliée véritable est demeurée annexée au contrat de mariage.

A été extrait littéralement ce qui suit en faveur dudit mariage la dite dame marquise de Monconseil ayeule maternelle de la dite demoiselle future épouse, procuratrice du dit seigneur marquis de Monconseil a audit nom donné à titre de donation entre vifs ii-i-évocable à la dite dame future épouse ce accepté tant par les seigneurs et dame Comte fille, et Comtesse de la Tour du Pin que par la demoiselle leur lille deux en tant que de-assistée et autorisée de la somme de cinquante mille livres qui ne sera exigible qu'un an après le décès dudit seigneur marquis de Monconseil et dont les intérêts seront payés par chaque année et de six mois en six mois à compter du jour de la célébration par ledit seigneur marquis de Monconseil ainsi ((ue Ty oblige Madame son

api»i:m)1cl:s 237

épouse au (lit nom de douze cenl t'inquanle livres seulement sans retenue cjuelconquc aux termes de sa procuration : les dit seigneur et dame Comte et Comtesse de la Toni- du Pin s*oblii,'ent solidairement par les présentes pour compléter aux dits seigneur et demoiselle future épouse les intérêts sur le pied du denier vinji^t-cinq sans retenue et la dite somme de cinquante mille livres ci-dessus stipulée sept cent cinquante livres par chaque année jusqu'au remboursement de la dite somme de cinquante mille livres à l'époque ci-dessus lixée.

Par la procuration ci-devant datée et énoncée.

Le dit seigneur marquis de Monconseil a donné pouvoir à la dite dame son épouse de constituer en dot à la dite demoiselle de la Tour du Pin leur petite-lille en considération de son mariage la somme de cinquante mille livres avec les iiitéi-èts le tout payable comme il est ci-dessus dit all'ecté et liypotéqué tout ses biens présent et avenir.

Kxtrait et collationné par les conseillers du roy notaires à Paris susdit le vingt-deux août mil sept cent quatre-vingttrois sur la minute dudit contrat de mariage et l'exposé de la dite procuration y annexée, le tout demeuré au dit M' Trutal. notaire.

APPI^NDICi: XVII

Sur la niiusoii de lu rue Saintc-Aiïnc.

i" La maison de la rue Sainte-Anne (jui appartenait aux Montmorency-J^aval lut achetée à vie par X'ictor-Thérèze Char[)entier d'iùmery pour Mme de Monconseil qui en paya le loyer tous les six mois à raison de 350 livres par semestre. (Acte du 9 avril 17()L).

:2° Acte du 23 février 1765.

iMitre Guinot de Monconseil et sa femme, demeurant rue Sainte- Anne, paroisse Saint Koch,

et Audré-Kené Le Boullengéde Capelle. maître tles comptes, dame Charlotte-Louise Le Clerc du Coudray, son épouse, et Salomon Le Clerc du Coudray, tous trois demeurant rue des Orties paroisse Saint-Germain-LAuxerrois.

Les premiers abandonnent leur maison louée pour 11 ans, pour le bail qui reste à courir (entrée des Guinot le 1" janvier 1764) suivant le bail passé par M' Denis Dameur procu-

^'.'5N llisioiiu, 1)1 (.ii\ii, \i ii|. i; \(, \i 1.1,1.1,

reur au parIcMiiciil, tiiLour lionoraire des iiiineuis Moiilnu)rency-f^aval. (levant Honlard notaire à Pai-is le i"'" septeiiihro I7()3, à l'exception des pièces, cénacles ou clianibres an 1''' él.ai;e à droite en montant l'escalier, taisant le dessus des entresols sur les remises qui i-estcnl à Mme de Mr)nconseil. où elle a mis une communication. J'iilc fera i'ournirla communication suri escalier de la maison, à partir du 1'' mars lT(ii. contre 4.600 livres par an payable par quartier et d'avance.

MoNcoNSKiL. Lk HoL'Lij:\(ii:R DE Cai');i,i,i:.

Cuiis.w i)i: MoM:oNSKn,. Lk Cm;fu: f.i-: i>ori,i,i-;NGÉ.

Loi'ISK 1){ (JoiDliA^ .

APPENDICE XVIII Sur la Terre de Bioiix el sur la Terre de (^ourcouci/

Peu de documents se trouvent aux Archives nationales sur la terre de Courcoucy. Le seul est un bail à un nommé Marra, fermier ou receveur de la terre, lait en ITo.j movennant la somme de :2.130 livres par demi-année '.

Plus important est le dossier ayant trait à hi terre de Rioux.

1° Cette terre fut achetée pendant la communauté du marquis et de la marquise moyennant la somme de 70.000 livres. Mme de Monconseil entrait dans cette acquisition pour 25.000 livres. La date de cette opération ne ligure pas parmi les pièces qui nous sont passées par les mains.

Quoi qu'il en soit, cette terre qui relevait de la baronnie de Didonne, appartenant au marquis de Sennecterre, ne parait pas avoir rendu au marquis Guinotles bénéfices qu'il comptait en tirer, car, en 1743. il songea à la vendre. Un acquéreur se présenta sous le nom d'Antoine-François Sarranton et le contrat de vente fut signé le :29 janvier 1744, Par ce contrat. Antoine Sarranton devait payer au marquis Guinot la somme de 80.000 livres dont 10.000 pour pot-de-vin. 25.000 comptant et. quant aux 45.000 restant ils étaient payables par une rente annuelle de 2.250 livres, rachetable. Il y était fait réserve du four banal dont M. de Rabaine avait la jouissance sa vie durant; et il y était expressément inscrit que le mar-

Page 1