‹ Le château de la MuetteChapitre 19 sur 181 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

pour le courage, s’étant battu en duel avec son cousin Saligny, de la maison de Coligny, eut l’avantage sur son adversaire. Ce dernier n’en convint pas, un moment après le combat; ils recommencèrent donc à se battre et, Saligny ayant été désarmé, cette fois Chantal ne lui voulut rendre son épée qu’à la Meute, chez Boiër Bandole, qui était gouverneur, devant lequel ils convinrent de leurs faits. »

Antoine Boyer, seigneur de Bandole, maître de camp d’un régiment d’infanterie, était fils d’Etienne de Boyer, et de Jeanne de Beyran.

Nostradamus raconte que Boyer, né à Ollioules, le 18 octobre 1562, rendit de grands services au roi de France, pendant les troubles de la Ligue et que « Henri IV lui donna, à titre de récompense, en fief et à paye-morte, à lui et à sa postérité, le fort de Bendon, situé au bord de la merL Ce fort avait été construit par Boyer lui-même, en exécution des ordres du duc d’Epernon.

Antoine Boyer servit encore vaillamment et, lorsque le pouvoir royal fut solidement établi en France, il obtint toutes sortes de faveurs. Nommé gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, chevalier de ses ordres, gouverneur du fort de N.-D. de la Garde à Marseille, puis viguier de cette ville, en 1602, il se fit concéder le privilège très lucratif de la pêche du thon sur les côtes de Provence, depuis La Ciotat jusqu’à Antibes. Ce fut, pour lui et pour sa famille, la source d’une fortune considérable.

Antoine Boyer se distingua en plusieurs 'circonstances et notamment à la bataille des Ponts-de-Cé. c< Le Comte de

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