‹ Le château de la MuetteChapitre 22 sur 181 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

écuyer de la reine Marie de Médicis. Le Rebours avait épousé Anne de Chaumes, fille de Jacques seigneur d’Epinay-sur- Seine, doyen des maîtres des requêtes. Lors de la retraite de Boyer-Bandole, il exerça, en réalité, les fonctions de gouverneur de la Muette, où il s’installa. Il obtint, en 1628, la faveur d’y établir un oratoire, dans lequel on pouvait célébrer la messe.

A la mort de Le Rebours, la charge de capitaine de la Varenne du Louvre, définitivement confondue avec celle de gouverneur de la Muette, acquit un nouvel éclat et, pendant les règnes de Louis XIII et de Louis XIV, elle fut généralement confiée à des personnages considérables, qui, en fait, sinon en droit, agissaient comme les véritables propriétaires et cédaient leur charge moyennant finance. La liste des titulaires, qui nous est fournie par un document existant aux Archives nationales^ comprend sept noms, pour la période qui s’étend de la mort de Le Rebours à la Régence. Ce sont : le duc de Mortemart (1630), le baron de Saint-Ange (1656), le maréchal Montdejeux de Schulemberg (1660), le vicomte de Marsilly (1671), le baron de Beauvais (1682), Catelan de Sablonnières (1697) et Fleuriau d’Armenonville (1705). Les biographies de ces personnages, d’origine et de caractère si divers, constituent toute l’histoire de la Muette, pour cette période.

Le 14 mai 1630, les fonctions de capitaine de la Varenne du Louvre furent conférées au marquis de Mortemart, descendant d’une illustre famille, qui était une branche de celle des vicomtes souverains de Limoges et comptait des alliances avec les maisons royales d’Angleterre, de

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