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LES QUATRE COMTÉS DE LA SEIGNEURIE DE SAUVÉ

La cité de Sauve, située dans le diocèse de Niraes, au pied de la chaîne des montagnes des Gévennes, étail^en 1226, chef de baronnie ; ses armoiries portaient d'argent à deux tours crénelées (Tor, maçonnées de même ^soutenant un rocher de sable, d^oùsort une plante de sinople^ accostée de ces mots : Sal. Sal. qui signifiaient : Salvia, Salviatrix,

D'après la légende, une épidémie mortelle, qui faisait de grands ravages dans cette ville, fut arrêtée par cette plante aromatique et purifiante ; la plante à laquelle tant de gens durent la vie sauve donna son nom à la ville et fut placée, en reconnaissance, sur ses armoiries.

La cité de Sauve était, en outre, chef de viguerie, administrée par un viguier qui représentait le seigneur et rendait la justice en son nom.

C'était une juridiction de première instance pour toutes les affaires civiles entre roturiers.

Le viguier percevait les impôts, assistait aux délibérations municipales^ souvent les contrôlait et môme s'y opposait.

Les viguiers de Sauve étaient issus de la famille de Toulouse ; la croix ronde, à trois points sur chacune des branches, était sur leurs armoiries, qui étaient peintes et sculptées sur la porte d'entrée de leur maison, à une de leurs tours, dans Tégllse abbatiale de Sauve et dans celle de Ferrières dont ils étaient seigneurs.

Le viguier, dans la mouvance de Sauve, était un personnage très important, car il avait à surveiller et régir un nombre considérable de communes, châteaux et places fortes, quarante-huit villages, hameaux, bourgs et communautés.

Les châteaux étaient ceux de: Sauve, Roqueyras, Glaret, Pegueyrolles et Buèges, Roqueforcade, la Roquette, Conqueyrac, Fressac, Saint-Martin-de-Londres, Saint-Roman, Durfort, Corconne, Roque- Haulte.

Les villages : Pompignan, Saint-Hippolyte, Corconne, Quissac, Puechflavard, Logrian, Florian, Saint-Jean-de-Gruolon, Durfort, Manoblet, Saint-Félix-de-Pallière.

Un conseil politique, nommé par les habitants, administrait la ville^ il était composé de cent membres et de quatre consuls, qui portaient dans toutes les cérémonies le chaperon municipal avec un manteau de laine aux armes de la ville. Enfin une garde bourgeoise, avec tambours et haut-bois, faisait le service de la cité.

Il y avait aussi une abbaye de Bénédictins, et un ancien monastère de Tordre de Saint-Benoit, qui n'était encore à cette époque qu'un simple prieuré. Deux tours intérieures : la tour du Môle, réunie à la tour Barbau par un souterrain qui passait derrière l'église.

Enfin le château seigneurial qui dominait la ville.

La cité d'Anduze, qui faisait partie de la seigneurie de Sauve était très importante, elle gardait l'entrée des Cévennes, et était administrée par un viguier qui dépendait de celui de Sauve; ses armoiries étaient : sur champ de gueules.à la tour donjonnée de trois donjons d'argent, celui du milieu plus élevé ; cette tour couverte de sable,

La cité d'Alais était alors beaucoup moins importante, quoique fort riche ; cette seigneurie se divisait en deux co-seigneuries dont Tune appartenait au haut et puissant seigneur Raymond- Pelet et Tautre à la maison de Sauve. Alais était aussi Tune des vigueries de la dite baronnie. A côté du château s'élevait la tour Peletine et chacun des deux seigneurs avait ainsi sa résidence séparée.

Beniard d'Anduze et Pierre Bermond son fils^ à la suite de nombreux et inévitables différends, prêtèrent serment en 1200, à une

charte de réconciliation avec Raymond-Pelet et les deux coseigneurs pour éviter le retour des discordes trop communes entre les deux maisons, continrent que le plus ancien d*entr*eux ou leurs héritiers, aurait la préséance sur Tautre dans cette ville.

Il y avait à cette époque à Alais une commanderie de Saint Antoine, une église des chevaliers hospitaliers de Saint -Jean-de-Jérusalem, fondée en 1173, un couvent de Gordeliers. Quatre consuls et cent conseillers municipaux administraient les affaires de la cité.

Les armoiries de la ville étaient : une aile d*argent sur champ de gueules.

. La cité de Sommiôres était, comme Âlais, une co-seigneurie, avec une viguerie dépendante de celle de Sauve, ses armoiries étaient : sur champ de gueules^ un pont de cinq arches^ chargé d^une croix haute à deux marches au bas accolée de deux tours^ le tout d* argent et posé sur le pont en pointe sur une rivière de même.

Note de la page 50. — Pierre Bermond accorde en 1227, datée de G anges, une charte en faveur des ouvriers exploitant les mines d'argent et de cuivre d'Hierle, après avoir pris Tavis de ses chevaliers et de gens expérimentés.

Note de la page 57, — Lors de Thommage-lige fait au roi par Pierre Bermond, en 1226, ce fut Hugon de Mirabel, son beaufrère, qui lui servit de témoin, et Raymond de Ginestous, seigneur de Gallargues, qui fut son connétable.

Cet hommage fait au roi avait pour conséquence de le soustraire à la suzeraineté du comte de Toulouse.

Note de la page 211, — Les troupes qui furent envoyées par le roi, pour s'emparer du château de Roque-Haulte, en 1240, étaient sous les ordres et la responsabilité du sénéchal de Beau-

Caire, Oudouard de Yillon, représentant de l'autorité royale dans cette partie du Languedoc.

Dès que Tarrnée qu'il avait fait marcher contre ce château s'en fut rendue maîtresse, les autres cités de la baronnie se rendirent ; Oudouard de Yillon s'en empara au nom du roi et son autorité fut substituée à celle de Pierre Bermond, ces seigneuries ayant été réunies à la couronne de France.

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Dédicace 3

Lettre de M. Henri de Bornier 5

!'• partie, Pierre Bermond 7

2™« partie,. Etiennette de Brassac 109

3"»' partie. Le siège du château de Roque-Haulte 187

Notes explicatives 3o5

Notes de la page 5o 3o8

id. de la page 5j 3o8

id. de la page 277 3o8

Alais, Imprimerie J. MARTIN

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