‹ Le château de mon oncle; ou, Le mari par hasardChapitre 14 sur 31 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les precédens, Mad. GRIMARDEAU, rapportant le sabre

de Saint-Ernest.

mad. grimardeau, échevelée.

Où est-il ? où est-il ?

M. grimardeau , se jetant dans les bras de sa femme. Dans tes bras.

MAD. GRIMARDEAU.

Cher époux ! ( A Saint-Ernest. ) Voici vos armes.

SAINT-ERNEST

Pour vous , monsieur l'intendant , qui êtes coupable envers moi de rébellion au premier chef , qui avez cherché à soulever contre ma personne une population paisible , je veux bien user d'indulgence à votre égard, et ne vous condamner qu'aux arrêts.

MAD. GRIMARDEAU.

M. Grimardeau aux arrêts !

(Pendant le dialogue, Lefranc a pris la place de M. Grimardeau, et reçoit madame Grimardeau qui tombe dans ses bras. Elle s'en aperçoit , le repousse vivement en jetant un cri d'effroi , et se sauve en un coin de la scène. Son mari veut aller près d'elle ; Lefranc le retient au collet.)

LEFRANC

Alte-là î

saint-ernest , à Lefranc.

Hussard, enfermez Monsieur dans le grenier du château, et assurez-vous qu'il n'y a pas d'issue secrète.

LEFRANC

Oui , mon capitaine; mais en attendant qu'ils nous livrent les clefs de la place , exigez , pour les besoins de votre armée , celles de la cave.

le sommelier , les remettant à Saint-Ernest. Les voici.

lefranc , les saisissant.

Donnez — Allons , camarades , point de façons.

MAD. GRIMARDEAU.

Sainte-Vierge ! que vont-ils faire de moi ?

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