‹ Le château de mon oncle; ou, Le mari par hasardChapitre 18 sur 31 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Mad. DERBOIS , LAURE, en costumes de voyageuses,

MAD. DERBOIS.

Eh bien ! personne encore!

LAURE

Je croyais avoir entendu parler.

MAD. DERBOIS.

Moi aussi.

LAURE

Joli accueil , en vérité ! Quoi! pas même mon prétendu ! J'espérais pourtant bien le trouver ici , et il y serait certainement déjà, s'il avait autant d'envie de me voir....

MAD. DERBOIS.

Que tu en as de le connaître, n'est-ce pas ? Allons, conviens-en.

LAURE

J'avoue que j'aime déjà mon cousin comme s'il était mon mari.

MAD. DERBOIS.

Et si son air , son ton , son humeur allaient ne pas être tels que tu te les représentes ?

LAURE

N'est-ce pas mon père qui l'a choisi? et ne sait-il pas mieux que moi ce qu'il me faut ? Il me marie , je le laisse faire. Air : Faut l'oublier (de M. Romagnési).

Joli regard , tendre sourire , Vont me séduire dans Belcour ; Son cœur partage mon amour, Et déjà je l'entends me dire :

A vos vertus , à vos appas Je jure tendresse constante,

Fidélité jusqu'au trépas

Je suis loin d'être impatiente ; Mais pourquoi donc ne vient-il pas!

MAD. DERBOIS.

Oh! la veille d'un départ et d'un mariage , on a tant de choses à dire , tant d'adieux à faire.

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