‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 25 sur 86 · U1SB · texte numérisé non relu

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Autrefois aussi, vous m’auriez dit : Calme-toi, ma petite Louise!

ADRlBiv. à part.

Diable! il parait que défunt mon frère était un amateur.. . Hem ! voyez- vous ça?... c'estqu’elleest vraiment gentille, la petite! Et ce Monialais qui ne m'avertit pas! [Haut.) Rh bien! ma petite Louise, tu as peut-être raison de te plaindre; et moi, je n’ai pas tort d'en agir ainsi avec toi. Tu comprends qu’à la veille de me marier, le décorum. les convenances... (/f part.) Ma foi, elle prendra tout ça pour ce que cela vaut.

LorisB.

C'est vrai, vous allç^ vous marier; je l'avais oublié, iiionfieur Léun. Vous épouserez une jeune et belle héritière, a laquelle vous devrez tous vos soins, tout vuire amour... Jecomprendsmain tenant votre iiiUilTércnce pour moi... Kn effet, qu’est-ce que U petite Loui>e Duclieinlit,ijUe d'un simple fermier, auprès de Lucie d'OrbessoD, fille d’uû

conseiller au Châtelet de Paris? On dit que l’amour ne s'inquiète guère des distances, mais je vois que monsieur le duc de Verneuil s'en inquiète beaucoup, lui!

ADRlBTt.

Il me semble pourtant que je les ai souvent rapprochées... part) mon frère, du moins!...

(Haut.) Mais comment sais-tu que d'OrbesaoD est jeune et belle?... La connaltrais-tu ?

LOUISB

Elle a été nourrie à la ferme; nous sommes sœurs de lait. Tous les ans, la veille de sa fête, je lui porte un bouquet, et elle me traite toujours comme une amie .. elle est si bonne I ADBiEX, avec eni//or<s/a.tme.

Oh! c'est un ange. Esprit, grâces, beauté, elle réunit tout cela en elle... Louise, n'est-ce pas, que celui qui possédera son cœur et sa main sera le plus heureux des hommes?

LOUISB.

Oui, monsieur Léon... (A part.) Comme c'est flatteur pour moi!

ADRIBIV.

Je veux que tout ce qui m'entoure se ressente démon bonheur... Toi, surtout, ma petite Louise, fais choix de quelque honnête garçon qui sache apprécier tout ce que tu vaux; et pour te prouver que je ne suis pas un ingrat, je me charge de ta dot... {A part.) Une dette de mon frère que j'acquitte...

LÛCISB.

Mon choix est fait, monsieur le duc : j'épouserai Joseph, votre valet de chambre. Il n'est pas beau, par exemple; mais eu revanche il en bien béie. N'importe; il fera, je crois, un excellent mari.

Soit. Pour te donner une nouvelle marque d’attachement, je veux que ton mariage ait üeu le même jour que le mien. Et maintenant que la paix est conclue entre nous, Il faut qu'un doux baiser en devienne le gage.

Il Josrpli parait, portant un pUu-au sur lequel

soûl plusieurs flacons de vin ; il s'arrvie.

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