SCENE
LÉON, LE MARQUIS
LÉON, à par/, en entrant.
Le marquis de retour à ceite heure; et il revient seul... mon inquiétude est trop graude, il Clut que je sache. . . jS ap^roc/tatit tiu Marquis.
U kmt.) Monsieur le marquis...
LB MARQUIS, sortant lie sa rêverie.
Quoi! c’est vous!... vous ici!... Vous n'avei doue pus reposé cette nuit T Liois.
Comment I aurais-je pu? La lettre que vous m’avei adressée hier me coiilirmait que M. d'Orbessoo avait accordé la main de sa Ulle a votre i pupille...
LE MARQUIS, avec contrainte.
Cela est vrai. (A pur/. J A mon papille!
Léon.
Au comble d’uu bonheur qui était, etqui eat encore pour moi un songe, j'attendais avec impatience le moment uù je pourrais vous assurer de ma vive reconnaissance, et celui où je pourrais aussi revoir la femme dont le premier regard a fait battre mon cœur, et dont la ciel, par un prodige, me rend aujourd'hui l'époui .... Cependant. je vous l’avoue, j'eprnuve une inquiétude, un effroi... Votre retour si précipité a jeté la lerreurdani mon âme. . M. d’Urbesson et son adorable Bile devaient vous accompagner, et voua arrivez seul...
LR MARQUIS.
Rassurez-vous; M. d’Orbesion et sa fille seront ici dans quelques heures.
LÉon.
Ahl monsieur, que ne vous dois-je pas? Vous m’avez appelé aui honneurs, s la fortune; voua me donnez le bonheur... Comment pourrai-je jamais m’acquitter envers vous t LK MAEQUIS.
Oui, Léon, vous me deves beaucoup. ..(A part.)
, Ab I s’il savait tout ea que je souffre !
MAGASIN THliATKAL.
SCKNT^ IV.
Les MfiMES. MO^TALAIS.
MOIVTALAIS. en eturant * .
Pardon, monsieur le nmrquiîi, je ne vous attendaift pas si malin : votre lettre n'annoncïiit votre arrivée que pour midi. . ■ Alais où sont donc M. et M»* d’Orbesson?
LE MAngcis.
Notre voiture s’est brisét à quatre lieues d’ici ; il fallaitquelques heures pourlaréparer,4t comme j’avais hâte {avec ùneniion) d’avoir avec vous un entretien particulier, je suis venu à franc étrier.
MONTALAIS
Monsieur le marquis devrait prendre quelques fosiaDs de repos.
LE MAHQU18, à part.
Du repos !... a moi du repos... (Haut.) Jevous le répète, j’ai besoin de vous parler.