I.COR
Non, non.. .Taisez-vous, par grâce, taisez-vousl
MORTALAIS.
Soit; mais si tu dis un seul mot, si un seul instant tu renonces à être le duc de Verneuil ; si i tu hésites à m<* seconder, jesuis perdu! 1] n’existe { aucune preuve, tout dépend de toi. Ainsi, d’un I c6té. les honneurs. Ic.s richesses, la main de la I femme que tu aimes; de l’autre, l'opprobre, la misère... Lucie perdue pour toi, et une mort ignominieuse pour ton père.
I LÉOR.
I Fuyez, fuyez, pendant qu'il en est temps en- I core... J’al de l’or, des bijoux ; je vous donnerai tout ce que je possède.
j MORTALAIS.
I Fuir!... Ce serait m’avouer coupable; je reste-
I rai. C’est dans ce château que je saurai si mon fils { sait tout braver pour sauver son père, commej'ai su, moi, tout oser pour assurer la fortune et le bonheur de mon fils.
LÉOR, ot/ec déiespoir,
I Mon bonheur!
[ MORTALAIS.
I Je te laisser Adrien; mais je te reverrai devant I le conseiller, le médecin Delmar, et ta mère, U • mère!
LÉOR.
Ma mère t
MORTALAIS.
Qui ne doit être à tes yeux qu’une étrangère, qui ne doit voir en loi que le duc de Verneuil.
Il «orl.
SCLNl:; VI.
LÉON, leul.
Je luii anéanti!... Mai, le lils d'un a„asstn !... O rèfu de gloire, de fortune et d'amour... Je suit le fils d'un assassin !.. . Et c'est pour moi qu'i! a frappé re malheureux jeune homme. {Jlarchani i yrandi pat.) Oui, je garderai le silence sur l'auteur d'un pareil forfait. .. Il me faudra appeler le mensonge, soutenir le rAle que ma crédulité m'a
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