‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 86 sur 86 · V. JACQUBIItK · texte numérisé non relu

V. JACQUBIItK

Comment donc? mais cela vous importe beaucoup*, car c'est contre le Gis de votre antagoniste, contre Arthur de Bellemare.

H. DACBB.

A merveille! j’étais déjà passablement mal avec le frère du ministre; nous voilà maintenant ennemis irréconciliables.

SI. JACQCBMIN.

Peut-être. Blais d’abord, apprenez que c'est vous qui êtes cause de ce duel.

U. DACBB.

Moi! voilà qui est fort, par exemple!

M. JACQCBM15.

Ab çà, mais, Henri, dites donc à votre oncle comment les choses se sont passées; vous le savez mieux que personne.

HENBI*

Oh 1 rien de plus simple t Ce matin, en entrant au cercle des étrangers, j’entends prononcer votre nom accompagné d'épithètes peu flatteuses : je m’approche; et dans celui qui vous traitait si mal je reconnais le Gis de M. de Bellemare. Je le prie poliment de se taire; il continue, je lui demande raison de ses propos injurieux, nous allons sur le terrain, noq^ croisons le fer... et me voici 1

AHÉLIB.

J’étais bien sûre qu’il ne pouvait pas avoir tort.

M. DAÜBB.

Et moi qui lui parlais si durement tout*à>rbeure, qui l'ai traité, je crois, de duelliste, quand il venait d’exposer sa vie pour me venger des injurea d'un fat 1 ( Lui prenant la main avec effusion. ) Tu es un brave garçon. Henri, un excellent garçon, le modèle des neveux; mais c'est égal, tu as eu tort de prendre l'aifaire aussi chaudement, et je persiste à dire que le duel est une coutume de sauvages, et qu'il faudra tôt ou tard... Ah çàt tu ne lui as pas donné une leçon trop sévère à ce jeune étourdi?

Ici Ciiâleaaroie p^rail dans le fond du tlic.ître, cl écoule.

M. JACQUBHITI.

Non vraiment : car. après avoir fait sauter l'épée d’Arthur, il la ramasse, la lui rend, et lui propose de recommencer ; mais celui-ci, subjugué par le noble procédé de Henri, lui présente la main, rétracte loyalement scs paroles; les deux adversaires devenus amis s’embrassent sur le champ de bataille, et...

• M. Jaci|tirfnin. M. DsiiLp, Urnri. Amrtir

SCKNE XXllI.

Lis Mêmes, CHATE&UROSE CBATEAl'ROSE , $'ttvan(ant et d'un ton goguenard.

Et tout finit par un déjeuner, n’est-ce pssT

M. JACQOEMm.

Fi donc, monsieur I ( Continuant. ) Arthur s'empresse d'aller raconter é son père et à son oncle tons les détails de l'alTaire, et leur parle avec enthousiasme de la noble conduite de Henri, niisni

Tout autre h ma place en eût fait autant.

ai. JAcai'EaiiH.

Soit. M.de Bellemare plaide auprès |de son frère la cause de l'oncle en faveur du neveu, et le ministre renonce à vous remplacer au conseil d'Ëtal, ce qui lui était Tacile, car les prélcndani étaient nombreui, sani compter monsieur...

Il montre Cliâlcaurotc.

M. DAÜBB, tfomV/uemenr.

El vous aussi, mon cher Brutus I

CHATBAüBOSB, ot'0c une fjaieté forcée.

Bla foi. oui, mon oncle, vous aviez abandonné la partie, j’ai voulu relever l'enjeu. D'ailleurs, ne m’avez-vûus pas conseillé de me pourvoir comme je l’enlendrais?

H. DACBB.

C’est un nouveau genre de docilité dont je vous sais un gré inQni.

M. JACQÜBMIIV.

De plus, le ministre a décidé qu’il serait créé pour vous une direction générale.

CDATKAUROSB.

Une direction générale!

M. JACQCBMIN.

Et il m’a bien voulu charger de vous en apporter la nouvelle.

M. DAÜBB.

Voila une pluie de faveurs sur laquelle je ne comptais guère.

CBATBAÜBOSB, à part.

Ni moi non plus. {IJaut.) Il est certain que voilà un coup d’épée qui aurait dû vous perdre.

M. DAÜBB.

El qui me sauve... aussi j’en dois la récompense à mon sauveur, et c’est toi, ma chère Amélie, que je charge de la lui donner.

AMÉLIB.

Croyez bien, mon père, que j'acquitterai votre dette avec plaisir.

DENDI.

Blon oncle!... Ma chère Amélie!

CIIATEACROSB, avec un dépit concentré.

Et l’on oublie les engsgemens pris avec moi; je devais m'y aiiondre, d’après l'intérêt que iDon oncle m'a toujours porté.

M. DAÜBB.

Vous oubliez, monsieur, que si vous êtes quel- I que chose, c’est à moi que vous le devez!

I * Clitfieaurote , M. Jac<)ueinia, M. Dau 1 >«, U«ari ,

^ Amélif*.

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