‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actesChapitre 12 sur 76 · MONTALAIS, LE MARQUIS · texte numérisé non relu

MONTALAIS, LE MARQUIS

LB marquis, allant avec empressement vert Mon talait.

Tu arrives trop tard; le duc est mort.

MONTALAIS

Eh bien! le duc de Verneuil est mort: vive If duc de Verneuil I Regardez t

lb marquis, regardant dans la pièce secréte.

Ciel! que vols-je! est-ce une illusion?... La vivante image de Léon... quel prodige de ressemblance.

N’est-ce pas que c’est à s’y tromper?... aussi faudra-t-il que tout le monde s’y trompe.

LB MARQUIS

Que prétends-tu... que veux-tu faire?

MONTALAIS

Que cette vivante image, que ce prodige de

LE CHATEAU 1)E YEltNEt IL.

ressemblance prenne la place du duc mori. Je veux, de ce jeune homme, faire un duc de Verneuit sans le bon vouloir du roi. Je veux vous donner, monsieur le marquis, un pupille qui ne refusera aucune signature ; je veux, en outre, qu'il nie procure une honnête retraite pour aller expier mes vieux péchés, si toutefois le ciel m’accorde de longues années et la grâce d’un repentir sincère. Voila ce que je veux.

LE MARQUIS

Comment! tu peux croire?

MONT A LAIS

Rien n’est impossible à l’homme de génie; et j*en ai du génie, du génie d’intrigue, si vous voulez ; mais c’est le bon ! Ècoutez-moi, monsieur le marquis, et rappelez vos souvenirs. Il y a six semaines, j'ai fait un voyage à Paris; j'étais chargé par vous de remettre une lettre à M. d’Orhesson, dont l'hôtel est situé place Royale. Au moment d’entrer, j’aperçus un jeune homme assis sur un banc placé en face de l’iiùlcl d’Orbesson. Sa ressemblance extraordinaire avec votre pupille me frappa. En sortant je le retrouvai sur le même banc, et toujours les yeux liiés sur les fenêtres de l’hôtel. Je m’approchai, m’assis près de lui, et nous échangeâmes quelques paroles. J’appris qu’il n’avait jamais connu son père, que depuis trois ans il avai^quitié sa mère, et qu’il était entré élève peintre dans un atelier, rue des Tournelles D u 17. Dans le temps je vous ai parlé, je crois, de cette rencontrât de l’étonnement que m’avait causé la ressemblance de ce jeune homme avec le duc.

i.p. marquis.

En effet, je me rappelle...

MONTALAIS

Quant à moi, monsieur le marquis, elle ne m’était pas sortie de la tête; aussi, lorsqu’il y a trois jours votre médecin vous déclara que l’état du duc empirait sensiblement, je prévis la catastrophe qui vient de vous frapper ou plutôt de nous frapper, car entre vous et moi tout est commun... nous sommes deux vrais amis. .

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