SCENE XI
JOSEPH, LE MARQUIS, s'avançant avec précaution.
JOSEPU, tremblant *.
Oh ! mon Dieu! j’entends du frou frou dans le feuillage. Ils reviennent, c’est certain.
LB MARQUIS
On a marché. Est-ce toi, Montalais?
J0SKP1I.
Je suis un homme mort.
LB MARQUIS
On ne répond pas!... (S'aianfawi.) Qui donc
est là?
JOSEPH, tombant û genoux.
Grâce! grâce!.
* Le Marquis, Joseph.
MAGASIN THEATRAL
LF. MARQUIS.
Joseph, pourquoi êtes-v ous ici ? qu’y venez-vous faire ?
JOSEPH
C’est vous, monsieur le marquis! que le ciel soit loué!
LE MARQUIS
Répondez. Qui vous amène ici T vous aviez reçu I ordre de garder la voiture de M. Montalais jusqu’à son départ: vous ne deviez pas la quitter.
JOSEPH
J’aurais beaucoup mieux fait, monsieur le marquis; car alors je n’aurais pas été témoin...
LK MARQUIS
Témoin de quoi?
JOSKPU.
D’une apparition fantastique.
LK MARQUIS
Quel conte me débitez-vous là?
JOSEPH
Un conte! c’est bien une histoire. J’ai vu, comme je vous vois, deux hommes eutrer dans ce rocher.
le marquis, à part.
Ahl diable! Montalais, que la présence de ce garçon aura effrayé, se sera empressé de disparaître avec Adrien. {Haut.) Que parlez-vous d’hommes et de rocher ?
JOSEPH
Oui, monsieur le marquis... sans porte ils y sont entrés.
Je n’aime pas chez moi les poltrons ni les curieux, et encore moins les inventeurs de contes de revenans. Retournez au château, et s’il vous arrive d'ouvrir la bouche sur votre prétendue vision, je vous chasse. Allez.
josrpii.
Je vous jure, monsieur le marquis...
LE MARQUIS
Rentrez, et ne répliquez pas.
Joseph, à part .
Oli ! pour m’en aller, je ne demande pas mieux ; lorsque j’en serai a la troisième apparition, on me croira peut-être.
Il *orl pur une des avenues du parc-