‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actesChapitre 36 sur 76 · LE CONSEILLER, DE LM A R · texte numérisé non relu

LE CONSEILLER, DE LM A R

LK COR SBI LLBR.

Ah! c'est vous, docteur !... Eh bien! depuis notre dernière entrevue rien de nouveau, n’est-cc pas ?

DELMAR

Rien, monsieur le conseiller; toujours la mêmr affluence de monde pour contempler ce malheureux jeune homme, et toujours la même ignorance sur ce qu'il peut être. Chacun le plaint, s’apitoie sur son sort, mais personne ne connaît... et pourtant, les traits de son \rsafn’ont été nullement altérés.

LE CONSEILLER

Parbleu, je le sais bien, moi, qui ai vu le cadavre le jour où il fut trouvé au Bourget. Je l'avoue, les résultats du travail de l'artiste ont surpassé mon espoir... j'en suis encore tout émer veillé.

DELMAR

Mais qu’ai-je appris? vous quittez Paris pour plusieurs jours, m'a-t-on assuré?

LE CONSEILLER

Il est vrai, et je suis désespéré de ne pouvoir suivre cette malheureuse affaire... Je pars pour marier ma fille... un parti superbe, convenable sous tous les rapports... Jugez-en : avant peu,

M 11 ' d’Orbesson sera duchesse.

DELMAR

Duchesse l c’est un beau titre auquel son esprit et ses grâce* lui donnent des droits incontestables. Un mariage d’inclination, peut-être?

LE CONSEILLER

Nullement: ma tille était l’héritière de son cousin; et en mariant le cousin à U cousine tout se trouvera confondu.

DELMAR

Je vous en félicite bien sincèrement, tout en regrettant que votre longue expérience nous abandonne dans une affaire si obscure : nous marchons dans un dcdale dont vos lumières nous eussent aidé à sortir.

LE CONSEILLER

Que voulez-vous, mon cher docteur! la tendresse paternelle passe avant tout... je ne voudrais pas laisser échapper l’occasion de faire ma tille duchesse de Verneuil.

^ Il tort par le perron.

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