‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actesChapitre 47 sur 76 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

LÉON, LE MARQUIS

Léon, à part t en entrant.

Le marquis de retour à cette heure; et il revient seul .. mon inquiétude est trop grande, il faut que je sache... [S approchant du Marquis, u Aa«f.) Monsieur le marquis...

lb marquis, sortant de sa rêverie.

Quoi! c'est vous:... vous ici!... Vous n'svez donc pas reposé celte nuit ?

Léon.

Comment l’aurais— je pu? La lettre que vous m'avez adressée hier me confirmait que M. d'Orbesson avait accordé la main de sa tille à votre pupille...

LE MARQUIS, avec contrainte.

Cela est vrai, ( Apart .) A mon pupille!

LÛOJV.

Au comble d'un bonheur qui était, et qui est encore pour moi un songe, j'attendais avec impatience le moment où je pourrais vous assurer de m» vive reconnaissance, et celui où je pourrais aussi revoir la femme dont le premier regard a fait battre mon cœur, et dont le ciel, par un prodige, me rend aujourd'hui l'époux .... Cependant, je vous l'avoue, j'éprouve une inquiétude, un effroi... Votre retour ai précipité a jeté la lerreurdans mon âme... M. d'ürbesson et son adorable fille devaient vous accompagner, et vous arrivez seul...

LE MARQCtl.

Rassurez-vous; M. d'Orbesson et sa fille seront ici dans quelques heures.

LÉOtV.

Ah! monsieur, que ne vous dois-je pas? Vous m'avez appelé auz honneurs, à la fortuite; vous me donnez le bonheur... Comment pourrai-je jamais m’acquitter envers vous ?

LE MARQUIS

Oui, Léon, vous me devez beaucoup... (A pan.) Ah ! s’il lavait tout ce que je souffre !

24 MAGASIN THEaTKAL.

Page 1