‹ Le chateau de Verneuil drame en cinq actesChapitre 61 sur 76 · LUC1B · texte numérisé non relu

LUC1B

J’aime...

Elle regarde fixement Leon.

LÉON, à part.

O mon Dieu!

LUCIE

J’aime un jeune homme qui m'a préservée d’une mort horrible. Pauvre et sans nom. Il porte une âme noble et généreuse. Il a repoussé les bienfaits de mon père et n'a voulu accepter de moi qu'une simple bague. ( Léon retire vivement sa main.) Adrien, vous portez encore ma bague!

LÉON, tombant à ses pieds.

Eh bien, oui, je suis Adrien! Adrien au comble de la joie et du bonheur, puisqu’il est aimé, aimé pour lui-méme de l'adorable Lucie!

LUCIB.

Mon cœur partage vos sentiment... Mais par quel enchaînement de circonstance relrouvé-je Adrien duc de Verneuil?

LÉON, avec feu.

Oui, je suis le duc de Verneuil! ce nom illustre, celte fortune immense qui m'est chère, parce que je vais la partager avec vous, tout cela m'appartient. Trop long-temps j’en ai été dépouillé. C'est à mon tuteur, à M. le marquis de Rosebois que je dois la Gn de mes maux. Un profond mystère, dont j’ai juré de garder le secret, a présidé à ma naissance. Mais une fois votre époux, vous saurez tout, et vous verrez que le pauvre Adrien, aujourd’hui duc de Verneuil, est digne de vous.

LUCIB.

Adrien ou Léon, mon cœur vous appartient.

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