LE CONSEILLER, L'N GREFFIER, DOMES- TIQUE
LB conseiller , en entrant.
C’est ici, dans cette chambre, qui jusqu'à ce jour a échappé à loua le. regards, que je procéderai à 1 instruction. ( Au greffier. ) Monsieur le greflier, faites tout disposer à cet effet, et vojer ci M. le docteur Delmar peut se rendre auprès de moi. ( Le greffier fait signe à un domestiques d'approcher le bureau ; puis il sort. Les domestiques le suivent. Pendant ce temps le conseiller continue. A lui-méme.) M«™ Verdier doit être I enfin remise. Je comprends son émotion à la vue | du misérable qui l’a séduite et qu'elle retrouvait • dans la personne de ce Montalais Delmar m a tout expliqué : le malheur et la faute de cette femme; c'est dans ce château qu’a eu lieu , il y a dix-sept | ans, le coupable échange accompli par elle ; les ^ deux lettres retrouvées dans la boiserie de cette alcôve où elle les avait cachées ne nous permettent plus d’en douter : dari ces deux lettres, le duc | parle à la duchesse du service qui leur ^rendu j par la demoiselle Joséphine Verdier; maisjjïüisque j toute cette mystérieuse histoire est vraie, (e jeune j homme que le marquis de Rosebois m’a présenté sous le nom de Léon duc de Verneuil, n’est autre que le fils de cette femme et de l’intendant du marquis! El alors n’est il pas également probable que ce malheureux assassiné au Bourget doit être le véritable héritier des ducs de Verneuil? Son étonnante ressemblance avec le jeune homme vivant dans ce château... Et pourtant le docteur m’assure que Verdier, j placée en face du malheureux exposé au Châle- ! let, a fini par déclarer positivement qu’elle ne reconnaissait pas en lui l’enfant élevé par elle sous le nom d’Adrien! Qui donc pourra nous aider à pénétrer cet horrible mystère?