SCENE VIII
Les Mêmes, DELMAR, M“* VERDIER.
LE CONSEILLEE.
Approchez, madame, et dites-nous si vos yeux ne vous ont pas trompée; croyez-vous toujours reconnaître l’enfant que vous avez élevé?
M®° VKRDIEB, à part.
le tremble I
Lion, à pan.
Cruelle épreuve!
DELMAR, Il Af">« Verdier.
Eh bien?
M me vrrdier, regardant Lion rn face.
C est lui!... oh! je l'ai bien reconnu!... c’est Adrien !
LE CONSEILLEE, il Léon.
Vous entendez.
LÉON, il part.
Oh! c'eil pour mon père! [Haut, avec un étonnement simulé.) Adrien! quel estee nom?... je ne puis comprendre.. .
«" verdiee, virement.
Oh! la vois, la même vols!-.. Il y a trois ans que je l’ai entendue ; mais je la reconnais, et puis tout son visage... Adrien 1 Adrien, aie pitié de moi... Tu vois mon aniiété... Oh! réponds, réponds! n'est-ce pas que c’est loi?... N'est-ce pas que tu n'es point le duc?
LÉON
Madame...
| «”• VERDIER
Madame!... Mais oe reconnais-iu pas celle qui t’a élevée?... Ne te souvient-il plus de tes premières années ?... Ou bien, tu sais tout peut-être ; tu sais que je ne puis te retrouver vivant, toi, sans être certaine d’avoir à pleurer. ..
DELMAR, l'arrêtant.
Madame!,..
Léon, a pan.
( Que dit-elle?
M“' VERDIER
Oh! mais, vois-tu, je ne puis plus avoir de doute, c'est bien toi qui es là... toi que j’ai élevé, toi qui as grandi prés de moi, que tu appelais ta mère... Tu sais bien, loi, que tu n’as pas été nourri dans ce château,.. Tu te souviens de notre petite viile.de notre pauvre maison de Vendôme, réponds, n’est-ce pas que tu n'as rien oublié dé tout cela?
LÉON, A part.
O mon père î quel supplice j’endure pour vousl {Haut.) Madame, je ne sais que vous répondre.. . Je vois bien que vous n'avez nullement I intention de m abuser , ni d'abuser personne... Vous êtes de bonne foi dans votre erreur; mais, je vous le répète, je ne suis pas celui que vous cherchez... Je n’ai jamais quitté ce château... Je ne suis jamais ailé à Vendôme.
M®« VERDIER
MAGASIN THEATRAL
Jamais?
Léon, toujours avec effort.
Jamais!... Et si je ne vous avais aperçue un instant ce maiin, quand vous avez paru au salon pour y tomber privée de sentiment, je dirais que je vous vois en ce moment pour la première fois.
LB CONSEILLER
Qu’avez-vous à dire, madame?
M me v kh di kh, nu comble de /a surprise ,
Rien, monsieur le conseiller, rien, si ce n'est qu’ici, comme à Paris, je suis donc le jouet d une fatale ressemblance... et que monsieur doit être...
LÉON
Je suis le duc de Yerneuil !
H aie Verdier, à part en le regardant.
Le duel... Mais le duc, c’est mon fils!... - Ohl que dois-je croire I
LS CONSEILLER, bas à Delmar .
Qu'en dites-vous, docteur?
delmar, de même .
Je m'y perds!
LE CONSEILLER, de même.
Sans doute du côté du marquis quelque éclaircissement...
Entre Joseph.