ACTE TROISIEME
LOUIS PACLOT.
Je fus arrêté et incarcéré.
LH BAROX.
Vous ne l'aviez pas volé!
LA BARONNE
Mais !...
LOUIS PACLOT, l'inlerrompant.
Attendez... le lendemain qui était liier, on me remit en liberté... Le juge venait de s'apercevoir que je n'étais pas bigame.
LE BARON et LA BARONNE.
Pas big...
LOUIS PACLOT, inlciTompant.
... Game mon divorce avait été prononcé huit jours avant mon mariage avec la charmante Armandine. Mais mon avoué ne put m'en avertir, car pour venir à Paris, j'avais quitté le pays sans laisser d'adresse... Bref, je suis revenu à vous, la tête haute. Libéré légalement de ma première union, et mon mariage avec Armandine n'étant pas encore cassé, j'ai le droit, chère madame, de vous appeler belle-maman !
LA BARONNE
Si je m'attendais à celle-là, par exemple...
LE BARON
Le coup est régulier!
LA BARONNE
Méfie-toi, Ernest.
LE BARON
Nous nous inclinons devant l'évidence... vous voilà arrivé à vos fins...
La prison mène à tout, à la condition d'en sortir!... Du reste cher beau-père et charmante bellemaman, je ne viens pas en ennemi vous créer des complications nouvelles. Je viens en loyal allié, vous rappeler nos petites conventions intimes. (Tendant la main.) Mes cinquante mille francs... et frrrrrrit I je m'évapore... (a part.) Avec mon Armandine...
LA BARONNE, atterrée.
Vos... VOS cinquante mille francs!.,.
LOUIS PAGLOT.
Dame!... n'est-ce pas là une des claustcs de notre traité ?
LE BARON, à part.
Gagnons du temps ! (Haut.) Parfaitement exact, mon cher ami, et je ne suis pas homme à revenir sur la parole donnée. Seulement, n'est-ce pas, vous devez bien penser que je n'ai pas là, dans mon veston, cinquante billets de mille francs à vous mettre dans la main... malgré les quantités considérables de capitaux que je manipule.