ACTE TROISIÈME
quille... Parisiens, dormez!... (il entre.) Où suisje?... (11 désigne l'habitation.) C'est ici la maisoD du baigneur... là... (u désigne l'appentis.) le passage de marbre, (sarrêiant tout, à coup et écoutant.) J'entends des pas... Aurait-on retrouvé ma trace? (Au fond, paraît,
Violette tenant dans ses mains le paquet de tabac et la pipe en
tewe.) Je n'ose me retourner.
VIOLETTE
Zut!... encore l'estropié de cervelle!
LAMONTAGXK, se retourne et aperçoit Violette.
Le duc de Nevers!... Ah!.., enfin! je les tiens tous...
VIOLETTE, effrayée.
Vous dérangez pas... je reviendrai.
Elle sort par l'appentis.
LAMONTAGXE, entre dans l'appenUs. Il en sort aussitôt les cheveux hérissés, l'air hagard.
Enfin!... je les tiens tous... (u sort de l'appenUs en refermant la porte derrière lui. Les basques de sa redingote sont prises dant la porte. Se sentant pris, il tire en avant pour détacher
son vêtement.) Ah! les làches!... ils veulent me retenir... ils ont peur... Lâchez-moi vous dis-je ou je ne réponds plus de rien !
11 marche en avant péniblement. On voit l'appentis se détacher de la muraille et le suivre jusqu'au milieu de la scène^ comme glissant sur des roulettes invisibles. L'appentis en se détachant démasque VioleUe qui est en train de moudre du café.
VIOLETTE
Tiens, la cuisine qui se trotte.
LAMONTAGNE, se retournant.
Ah! vils coquins!... je vais vous enfoncer dans
votre repaire! (ll pousse l'appentis qui reprend sa place. Ouvre la porte, délivre sa redinpote, et il se dirige vers l'entrée de
l'iiabitaiion ) Vite, il est temps de fuir ! Ah!... cette fenêtre... il n'y a qu'à desceller quelques barreaux... (Il saisit la grille d'appui de la fenêtre rituée face au
public et la secoue.) Et la liberté est derrière !.. . (ii tire
à lui les l)arreaux; alors on voit tout le mur du côté droit de l'habitation qui se détache et qui tombe lentement vers Lamontagne qui
essaie do le reteuir ) Le plafond s'écroule sur iTioi. Malédiction!...
I^e mur est tout à fait relomljé en recouvrant Lamonlagne conclu'; à terre. Dans les dilîérenles pièces de la villa brusquement mises à jour, sur un seul étage, ou superposées, on voit : [° Dans une salle de bains, la baronne dans sa baignoire. 2° Dans le cabinet de toilette, Euxodie en pantalon et corset, dan.sant devant Galurin. Aux cris que poussent les différents personnages, Firmin et Androgyne surviendront, tandis que Dupont et madame Dupont apparaîtront venant de la partie, premier plan, du pavillon, avec le baron, Louis et Armandinc.
FI RM IN, entrant suivi d'Androgyne.
Qu'y a-t-il ?
Tous deux s'arrêtent ahuris et poussant un grand cri. Au cri. la baronne tourne la tète, s'aperçoit qu'elle est en vue, voit Firmin et Vndrogyno. Même jeu d'Euxodie et de Galurin.
LA BARONNE
<".iel! qu'arrive-t-il ?.,. Au secours!...
EUDOXIE
Ah! mon Dieu ! on nous voit!
GALURIN
En voilà une sale blague !