ACTE TROISIÈME
LOUIS l'AGLOT.
, Ma chère petite femme, voici le petit présent de noces de votre oncle!
LA BARONNE, saisissant le pli.
Merci, mon cher enfant! (Cachant la lettre dans sa poitrine.) Enfin! Embrasse ton mari.
ARMANDINE
Oh ! mon Loulou !
PANCRACE, avec éclat.
Un instant! Rira Lien qui rira le dernier!... je vous tiens tous!... (Montrant Louis.) Cet liomme, en apposant sa signature sur le carnet de la poste, a commis un faux : car il n'est pas Louis Paclot, le fils de l'oncle de San Francisco... Il est Louis Paclot, le maquignon... Facteur, vous serez témoin...
Il se frotte les mains avec satisfaction. LE BARON et LA BARONNE, suppliants.
Monsieur...
ARMANDINE, navrée.
Oh! mon Loulou...
LOUIS PACLOT, tranquille.
Ne te frappe pas, ma Didine... et vous, chers beaux j)arents laissez M. de la Fiamée se livrer à .>^a petite infamie... il en sera pour ses frais...
Vous dites?...
LOUIS PACLOT.
Je dis que je suis le vrai Louis Paclot, fils de Louis Durand, neveu de M. le baron Durand, cousin de ma chère Armandine...
PANCRACE
Mensonge!... vous me prenez sans doute pour une poire, mon cher... tandis que je suis malin... très malin...
LOUIS PACLOT.
Je vais vous donner les preuves... Il y a bientôt un an, je reçus, une lettre in'invitant à séjourner pendant une saison au domaine de la Faisanderie...
LA BARONNE
Au domaine de la Faisanderie ?
LOUIS PACLOT.
Parfaitement, et cette lettre, monsieur le baron, était-de vous !
LE BARON
De moi ?... Ah! par exemple ?...
LOUIS PAGLOTj
Je répondis par cette dépêche ironique et facétieuse... « Impossible d'accepter aimable invitation. Ma femme a le mal de mère !
Comment!... mais alors... tu... vous... tu serais..
LOUIS PACLOT.
Votre neveu... oui... (\ Pancrace) Voici la lettre...
Pancrace veut prendre la lettre.) LisCZ... ne tOUCliez pas... ARMANDINE, LE BARON, LA BARONNE.
Ah!
LOUIS PACLOT.
Plus tard, j'acceptai votre petite combinaison, car j'avais vu Armandine, et ce que j'aurais peutêtre hésité !i faire i^our de l'argent, je le fis par amour pour elle...