‹ Le chateau des loufoques; comédie burlesque en trois actesChapitre 92 sur 155 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

LE BARON, DUPONT, LOUIS PACLOT, FIR- MIN, puis moins DUPONT et LOUIS PACLOT.

CHŒUR, à la cantonade droite venant du premier étage. Encore un p'tit verre de vin Pour nous mettre en route!

Encore un p'tit verre de vin Pour nous mettre en train!

FIRMIN, ouvrant une porte, à tue-tête.

Eh! là-haut I fermez donc les portes, non d'un pétard!

Quel milieu ! (a Firmin.) Est-ce que r-a ne vaudrait pas une petite diminution?

FIRMIN

Monsieur veut rire...

LOUIS PAGLOT.

Si on allait prendre un léger appéritîf ?

DUPONT

J'allais vous le proposer.

Ils sortent premier plan droite. port« bâtarde. LE BARON.

Vous disiez pourtant que la maison ne recevait que des gens paisibles ?

FIRMIN

Et bien élevés. C'est une règle dont nous ne nous départissons jamais,

LE BARON

Je crois que vous vous moquez de moi !

FIRMIN

Entre nous, je suis payé pour le dire... Mais je n'en pense pas un mot. Ici, voyez-vous, monsieur le baron, nous recevons des gens de tous les mondes : des maquignons, (Le baron tressaute.) des artistes dévoyés, des financiers sans scrupule. Quant aux jeunes mariés qui nous arrivent, ce n'est pas toujours l'amour qui les a unis, ce ne sont quelquefois que d'innocentes victimes de ténébreuses machinations, ourdies par des parents cupides et égoïstes.

LE BARON, à part, très inqmet.

Ah! mais... Ah! mais... (Haut.) Vous... vous croyez que...

FIRMIN

N'en doutez pas! Ainsi, par exemple, moi qui vous parle, je connais un brave homme qui a fait fortune en Amérique et qui habite San Francisco...

Ernest et un garçon apportent la table. LE BARON, à part.

Ciel!

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