SCÈNE II
Les Mêmes, OSCAR.**
oscar entre par le fond majestueusement; il tient une lettre à la main. S'avançant vers Diane, a Madame, c'est une lettre que le garde cham-
• pétre m’a dit de voua remettra. »
dure. Comment?
oscar. Oui, madame, ce fonctionnaire vient de rapporter d'Avranrhes à l’instant.
dianr prend la lettre et la parcourt des yeux. Grand Dieul tocs. Qu'y a-t-il?...
Diane. Lis, Juliette !...
Juliette, lisant. » Monsieur le président du Iri- » hunal civil d’Avranchesa l'honneur de prévenir
• madame veuve de Bussierei qu'il te rendra
• chez elle vers deux heures d'après midi, pour
• procéder a une enquête, sollicitée |uA M. Dell larochc, son onde. Celle enquête a pour but ■ de constater s'il y a lieu de poursuivre l'intera diction de M"* de Bussiércs. Celle interdiction » aurait pour causes principales une incapacité a notoire d'administrer scs biens et son prochain
• mariage avec M. le rotule d'Alby. *
oscar. Bah!... ( A Raphaël. ) Commcot, mon mon rher, voua silex épouser...
rapharl, continuant à Jouer. Oui. ( Les trois femmes sont rttlees frappées de stupeur. )
DIANE. Eh bien, cette infamie que je pressentais... vous le. voyez, elle ne t est pas fait altenéro.
Juliette. Le misérable 1
* M** d'Alby, Raphaël, Diane, Joliette.
" Raphaël, M a< d'Alby, Diaoc, Juiiatta.
dianr. Une demande en interdiction 1... «ni, comprends; je suis folle, .puisque je veux épouser...
n"« d'alby, pleurant. Oh! mon Dieu!
oscar, étonné. Comment? IA Raphaël.) Mais et qu'elle dit là n'est pas très-flatteur pour vous. Raphaël lui terre la mam sans comprendre.)* dure. Je m’explique à présent ce sang-froid imperturbable et railleur. Mais il ne me bravent pas plus longtemps! [Elle sonne. Etienne entre.) Etienne, dites à monsieur Delaroche que je l'attends ici.
juuittr. Que veut-lu faire?
diane. Je veux lui jeter son masque au virage! oscar, d part. C'est étonnant comme je comprends peu, moil... je dirai même que je ne comprends pas.