DELAROCHE, RAPHAËL
toute.)
DELAROCUE, à Raphaël . Adieu, monsieur le
comte!
raphael, tranquillement. Où aller* «roui door, monsieur ?
delarocue. Je vai* à Naples, chez...
rapharl. Ah ! oui, chez mon bao<|ttié>.
dkijlroule. Vous l'avez dit.
rapharl. Vous ferez là une course bmianbi*.
allez!
delaroche. Vous croyez?
raphael. Vous ne savez donc pas qtw et pouvoir est nul?
DELAROCHE. PlâU-ilî
rapharl. Il parait que vous ne connais*! pas le* lois; et, ee o’esl pas étonnant, vous qui «« pané votre vie à les eofreindra.
delaroche, stupéfait. Que dit-il? ;
RAPHAËL, montrant son journal. D'abwd, voki un petit paragraphe qui constate que VMS *»« été condamné à dix ans de réclusion..» Qv. I"' ücle vingt-neuf du Code pénal vou» aMintik * «*» mineur.
delaroche, à part . Est-ce bien lai que j e** tends?
raphael. continuant. Et vous savez oint 4 "hK <jue le mineur ne peut ni donner ni recevoir. l'autorisation d’un conseil de fotBillef...0èe*Hl. votre coRseil de famille? Vous voyez daue b** - * que ce pouvoir ne signifie rien.
DEi ARocnE, confondu. Mail, iDoniiMf» je nf puis comprendre...
rapiiael. Oui, vous pensiez que j’étais N»
• Delaroche, Diana. .
•* Dalaroebe, Raphaël.
•'tit-cs pas f Que je n'avala d'humain que ma ttndrrsse pour mon curant ? et voua avez spérulé iur l'amour d’un père, pour consommer U ruine de Min Bla ? voua tn’avci menace de me voler pour toujours ion doux sourire et ae» baisers ? Mais, misérable, tu ne «ail donc pas que cet enfant, c'«t ma vie, e’evt ma raison... oui!... car je senuis bien qu'elic s'en allait, tout à l’heure! aussi, comme je vais te tuer, pour le mal que tu m'as fait !...
uauhochr. Monsieur le comte I ... \JlapAaêl décrmhe deux épées d'une panoplie.)
nipum. Tais-toi ! prend* cette épée bien vite, et défends- toi de ton mieux ; car, ai tu ne me tues pai. moi, je le tuerai !
dilarocue. Monsieur, je ne me battrai pas I
Raphaël. Tu ne te battras pas ? Ah ! je saurai bien l'y forcer !... I II s'avance sur lui.)
baptivtb, ou dehors. Monsieur! monsieur 1...
(Il entre tout essoufflé.)
UPfltKt, cachant son épie. Qu'y a-t-il ?
raptistr Monsieur le comte, il y en bas des mldaUqui viennent arrêter un nommé Dolaroche. Oo prétend qu'il est ici.
baphael. Ah ! dites— leur d'attendre un moment, je vais leur parler. (Baptiste sort.) Ah I vous ne voulez pas vous battre, monsieur Delaroebe? Eb! bien, sortez, je ne vous retiens pas.
Vous avez trois chemina pour sortir... d'abord, cette porte. [Il désigné celle du fond à gauche.) delaroiihp. Mais c'est la prison I...
ha pii a bi. , désignant la fenêtre de gauche. Ensuite cette fenêtre.
üblarocm;. Mais c’est un abîme 1...
HAPHici, désignant le fond. Et enün cet escalier ! Au bas c’est la mer, une barque et la liberté.
delà ho ‘iir, faisant un pas. La liberté!
Raphaël Mais, devant cette fenêtre, il y a le comte Raphaël d'Alby!
delaroche. Allons I... puisqu’il le faut!... ( Il ramasse l'épée et se met en garde. ) rafhael. Enfin !.. ( Tout en parant. ) Ah !... ça me fait du bien de sentir ton épée contre la mienne ! I Combat. Rapfiacl a d'abord l'avantage. Delaroche le prend à son tour. Il presse Raphaël, qui recule jusqu'au fond. — Raphaël reprend U dessus. ) Ah 1 tu recule* ? tu préfères l'ablmc?.. Comme tu voudras! delaroche. Raphaël I,..
raphaii . Point de pitié! tu as voulu me prendre mon enfant et ma raison... eb bien, moi, je le prends ta vie ! ( Il lui porte un dernier coup.
Delaroche pousse un en et disparaît dans f abîme. Diane entre, pousse un ch de frayeur et de joie et se jette dans Us bras de Raphaël en pleurant.
téHi.