‹ Le chateau en EspagneChapitre 13 sur 47 · SCÈNE XII Les Mêmes, CASIMIR · texte numérisé non relu

SCÈNE XII Les Mêmes, CASIMIR

CASIMIR, accourant ter» Câlina.

Permettez que ma lèvre effleure votre main.

DELPHINE, i part.

C'est Casimir I... ô Dieu!... je dors!... oui, c'est un songe!..,

CŒLINA.

Soyez le bienvenu!... déjà l'ennui nous ronge Dans ce triste château ; j'ai chanté tous les airs Qu'on a faits pour les bois, les monts et les déserts. Et je viens d'épuiser ce soir mon répertoire; C'est triste, de chanter ainsi sans auditoire.

CASIMIR

Console-toi ; reprends ta charmante gaîté.

DELPHINE, à part.

Mon Dieu I... réveillez-moi...

CASIMIR

Reprends ta liberté.

Ton exil est fini, ma divine Andalouse; Encore un jour d'attente et demain je t'épouse! •

DELPHINE, à pwU

J'ai perdu la raison !...

CŒUNA.

Demain...

CASIMIR, à <

M'aimez-vous maintenant?

CŒLINA.

Je vous aime... uu peu moins que mon cher Ferdinand.

DELPHINE, à part.

Elle en aime donc deux !...

CASIMIR

Obi ma beauté divine l...

Je n'en suis pas jaloux, car mon cœur te devine.

DELPHINE, & part.

Je ne devine pas, moi... Viens A mon secours, Mon Dieu !...

CŒLINA.

Faites venir mon Ferdinand...

CASIMIR

J'y cours!...

(Il sort par la porte dn fond, jugqn'où Cœlina l'accompagne; Delphine, pendant ce temps, sort dn cabinet, traverse le théâtre, et va se placera droite dans la même position qu'elle avait à la porte de gauche. A mesure que Cœlina s'avance vers son pavillon, elle se Ironve devant Delphine et recule d'effroi.)

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