Loysel, Dialogue des avocats, p
promptemenl décharger le prévôt de la perception des revenus; pour le seconder dans l'instruction des procès, il lui fut permis d'avoir des enquêteurs qui s'occupèrent spécialement de certains actes, tels que scellés, ouvertures, comptes en justice.
Les mômes raisons firent créer des auditeurs qui l'aidaient à rendre la justice; mais des abus s'étant glissés dans cette institution, l'ordonnance de novembre 1302 restreignit leur compétence aux valeurs mobilières d'une valeur de 60 sols.
D'après l'ordonnance de février 1327, il y eut, sous la présidence du prévôt, huit conseillers, auxquels on adjoignit deux auditeurs, tout en leur conservant la juridiction propre qu'ils exerçaient dans un local spécial et à des heures particulières.
Le prévôt de Paris présidait la noblesse de Paris et de la banlieue lors des assemblées préliminaires à la tenue des états généraux; aussi M. de Boulainvillers, dernier prévôt de Paris, a-t-iljoui de ce privilège en 1789.
On lit vers 1380 un règlement de Hugues Aubryot, prévôt de Paris, concernant son auditoire et celui de ses auditeurs. (Reg. Doulx Sire, fol. 5 bis, P. de pol.)
28 avril 1402. — Charles VI à Paris. — Lettres par lesquelles le roi désigne le petit Châtelet de Paris pour servir de demeure au prévôt de Paris.
Le 15 juillet 1489, Jean d'Orgemont, évôque de Paris, étant mort, eut pour successeur dans Pévêché de Paris Simon de Montaigu, évêque de Poitiers. Accusé de plusieurs crimes par le duc de Bourgogne et le roi de Navarre, ses ennemis, il fut arrêté par ordre de Pierre des Essarts, prévôt de Paris. Interrogé, mis à la question, il
fut condamné, malgré ses dénégations, à avoir la tête tranchée. Il fut exécuté; son tronc fut pendu à un gibet et sa tête plantée sur un pieu a Montfaucon, d'où le vicomte de Laonnois, son fils, qui eut assez de crédit pour faire plus tard réhabiliter la mémoire de son père, le fit transporter, avec un cortège honorable de prêtres et de luminaires, chez les Célestins de Marcoussy, que sa piété avait fondés.
28 mai 1418. — Les Bourguignons, conduits par Jean de Villiers de l'Isle-Adam, avec 800 lances, s'introduisirent dans Paris par la porte Saint-Germain en criant : Paix et Bourgogne ! A ces cris,Tanneguy Duchâtel. prévôt de Paris, courut prendre le dauphin dans son lit, et l'enveloppant de sa robe de chambre, le conduisit à la Bastille et de là à Melun. Le roi, qui était dans son hôtel, demeura au pouvoir des Bourguignons, dont les troupes pillèrent les maisons des Armagnacs, en massacrant les habitants.
Le 10 septembre 1419, Tanneguy Duchâtel sauta la barrière du pont de Montereau, se jeta sur le duc de Bourgogne qui s'entretenait avec le dauphin », et le tua de plusieurs coups de hache sur la tête.
Le 5 aoûtl461, le corps du roi défunt fut de Meung apporté à Notre-Dame de Paris. Le convoi se fit aux frais de Tanneguy Duchâtel ; on dit qu'il lui coût après de 50 mille livres. Après le corps placé sur une litière et suivi des ducs d'Orléans, d'Aogoulême, d'Eu, de Dunois, marchaient le recteur de l'Université de Paris, la chambre des comptes, les maîtres des requêtes, le prévôt de Paris, le Châtelet et les ordres religieux .
En 1488, Charles VIII, roi de France, fit ajourner les