‹ Le chauffage industriel et les fours a gaz:Chapitre 22 sur 42 · CO A A · texte numérisé non relu

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ici tout d fait th^oriques. Les seuls cas r6alis6s jusqu'd present, sont la simple recuperation et la double recuperation par Fair primairc et se* condaire, et encore no le sont-ils que pour une portion de fumees assez faible (^). Des autres cas 11 ne saurait etre question, lant que Tetude des gazogenes n'aura ete sensiblement avancee, et jusque-ld il est meme inutile de tirer aucune consequence, aucune indication d'avenir sur Temploi des fumees.

Les seules conclusions pratiques interessantes sont relatives au rendement du nouveau four Siemens fonctionnant comme on salt le faire marcher de nos jours. Or, en general, ce four muni de trois appareils Koerling communiquaut Tun avec la chambre d fumee, Tautre avec la chambre d air chaud, Tautre avec Fair exterieur, marche avec les trois injecteurs constamment ouverts, avec debit variable d'ailleurs d'urie usine a Tautre, mais regies de fagon que la temperature dans le cendrier soit d'environ 450®, et que Tadmission d'air chaud et de fumees soit commandee par des Koerting egaux et egalement ouverts. Dans ces conditions, il y a chauffage total de I'air secondaire, chaufifage partiel de Tair primaire, gazeification partielle par les fumees, gazeification d Teau necessitee par les Koerling, et gazeification d Tair. Le rendement du four Biedermann sera une resultante des rendemenls correspondant d ces differents systemes suivant des coefficients proporlionnels d la part de chacun d'eux.

Prenons, par exemple, le cas d'un four d 1 000®. Le chauffage de Tair primaire assure un rendement maximum de 75,7 0/0 avec gaz d I'air, de 78 avec gaz a Feau et de 84 0/0 avec les fumees. Le chauffage de I'air secondaire porte ces divers rendements d 94,8, 89,4 et 94.

Le four « Siemens, nouvolle disposition » aura un rendement intermediaire entre ces divers nombres. Remarquons que le plus faible de ces chiffres est celui du four d simple recuperation avec gaz d Fair, etque, comme nous Favons dejd fait observer, ce dernier chiffre de 75 Vo est Ires voisin de celui que donne le four d simple recuperation avec gaz d

(1) F. Siemens a cependanl encore pris un brevet pour Tapplication du relour des fumees aux fours a qualre chambres, qui ^quivaudraiti peu pr&s au cas de la triple recuperation.

Teau. On en pent d^uire que le nouveau four sera a 1 000^ un peu plus avantageux que tout autre syst^me de four a simple r^up^ration (^).

Mais il importe d'observer que, lorsqu'on chauffe I'air primaire, le rendement est le m^me (94 Vo maximum) avec du gaz d Fair qu'avec du gaz r^n^r6 des fum6es, et que, par consequent, il est rationnel d'alimenter le gazogene avec un melange en parties 6gales d*air chaud et de fum6es. La superiority eventuelle du four « Siemens nouvelle disposition » ne tient done pas tant d la regeneration des fumees qu'a la faculte qu'il donne de chauffer I'air primaire dans la meme chambre que Fair secondaire. En tout cas il parait hors de doute que le nouveau four, dans ce cas de basses temperatures oh les systemes d simple recuperation sont seuls employes, constitue un progr^s dans Tart du chauffage.

A 1 50O*, au conlraire, les rendements des fours d simple recuperation (60,5 avec gaz d I'air, 64,1 avec gaz d I'eau) que I'injecteur de fumees se propose d'ameiiorer, et le rendement du four d double recuperation d gaz mixte (84,3 Vo) sont Irop considerables pour qu'une application partielle de cette regeneration des fumees puisse combler la difference, si parfaits que soient les rendements theoriques du nouveau four. On pourra peut-etre atteindre et meme depasser le rendement des premiers fours Siemens a siphon et d gaz a Fair, mais nous ne pensons pas, jusqu'a preuve experimentale du contraire, qu'on obtienne les resultats des fours Siemens d gaz mixte d double recuperation.

Le nouveau four Siemens est de construction plus economique que les fours d double recuperation : il convient mieux qu'un autre aux appareils de petite dimension : il est plus maniable et reglalle que les fours a tirage naturel. Ce sont des avantages assez appreciables en Industrie pour qu'on ne veuille pas, en outre, leur attribuer a priori une meilleure utilisation du combustible que la theorie conteste et que la pratique n*a pas suffisamment confirmee.

(I) Dans les conditions actuelles, avec emploi d'une fraction des fumees qui n'est pas de V5 do la quantity disponible, I'^conomle ne seraitquede quelques unites, i k. 3 Vo- Le calcul en serait facile.

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