‹ Le chauffage industriel et les fours a gaz:Chapitre 29 sur 42 · OUTILLAGE NECESSAIRE A L'ETUDE D'UN FOUR · texte numérisé non relu

OUTILLAGE NECESSAIRE A L'ETUDE D'UN FOUR

ccpendanl Ic placer 4 demeure pour ne pas d^t^riorer les ills de plalino.

Quand la temperature est tres 61evee i500^ ou 4800^, on ne pent laisser la canne en fer dans le four, car elle se d^forme et fond ; deux moyens s'ofTrent alors : introduire le couple par la voute du four, les fils se sou tenant eux-m^mes, et les laisser d demeure, en les prot6geant centre Faction des llammes par une enveloppe isolante impermeable au gaz (tube de porcelaine) ; ou bien entrer la canne dans le four pendant un temps assez court pour qu'elle ne puisse se d^former ou fondre, mais suffisant pour que le couple, dont Textr^mite doit d^passer la canne de quelques centimetres, prenne son dquilibre. Cette derniere m6thode est tr^s facile da^ns les enceintes qui sent en refoulement c'est-a-dire d une pression legdrement superieure d la pression atmospherique ; dans ce cas, en efifet, le refroidissement par le petit orifice servant d Tintroduction de la canne est insignifiant. Mais, dans les fours en aspiration (fours c^ramiques) Touverture d'un orifice mtoe tr^s etroit provoque un courant d'air qui pent parfois nuire au four et qui, suivant la canne, arrive jusqu'a la soudure, et fausse les indications ; il faut, dans ce cas, pourvoir Torifice d'observation d'un bouchon que Ton retire au moment m^me de la mesure, puis avoir une motte d'argile grasse pour boucher hermetiquement cet orifice, des que la canne est introduite a la profondeur convenable ; on laisse la canne environ 10 secondes (7 secondes suffisent pour que I'^quilibre s'etablisse) et on la retire aussit6t sans lui laisser le temps de se deformer.

Grace d ces precautions, on pent aisement explorer toutes les parties d'un four.

§ 3. Analyses de gaz. — Les analyses de gaz necessaires a Tetablissement d'un bilan de four doivent se faire dans les usines, sur place ; le dosage de I'eau qui en est une partie indispensable, ne pent, en effetjSe faire qu'au four mtoe; quant aux gaz, ils sent assez difficilement transportables et, d'ailleurs, leur solubilite partielle dans Teau conseille d'eviter les transports et transvasements.

Si Ton tient compte enfin du fait etabli par I'experience de qui-

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conque en a fait Tessai, que le contr61e et ]a surveillance des fours ne peuvent se faire efficacement que par des analyses de gaz, on admettra avec nous que toute usine poss^dant des fours de quelque importance, n'et!lt-elle pas de laboratoire et de service chimique, doit se mettre en ^tat de faire couramment des analyses de gaz.

II est done tr^s utile de connattre un materiel commode, bien que d'une exactitude suffisante, comblantce desideratum, et nous croyons n^cessaire de d^crire avec quelques details celui qui nous parait le plus simple et dont nous nous sommes servi pour nos Etudes exp^rimentales de fours.

1° Dosage de l'eau. — II serait A peine besoin de d^crire, tant sa simplicity est grande, le dispositif 4 employer pour doser la vapeur d'eau contenue dans les gaz, si le dosage n'avait presque toujours 6t6 neglig6 dans les 6tudes exp^rimentales de fours, ce qui leur 6te en g^n^ral la moiti6 de leur int^r^t.

On introduit dans Tenceinte contenant le gaz k ^tudier un tube de fer ou de cuivre, et on lute pour 6viter les rentr^es d'air ; a la suite de ce tube on place deux tubes absorbants a acide sulfurique et ^ ponce sulfurique, puis un aspirateur a6coulementd'eauconstitu6 par un vase de Mariotte, de fagon que la prise d'essai se fasse sous une depression conslante et repr6sente bien la composition moyenne du gaz pendant le temps d'aspiration ; entre Taspirateur et les tubes absorbants on place un vase dess^chant destine a retenir Fhumidit^ de Taspirateur ; enfin il faut placer Tensemble de cette installation assez pr6s du four pour qu'il n'y ait pas condensation anticip^e dans le tube collecteur qu'il sera d'ailleurs prudent de chauffer avec une lampe dalcool a la fin de reparation. On mesure exactement le volume de gaz qui a traverse les tubes absorbants, en pesant Teau 6coulee de Taspirateur et la teneur en eau est donnee par I'augmentation de poids des absorbants.

2*» Prise d'essai. — Le gaz ainsi recueilli dans Taspiraleur pourra servir k continuer Tanalyse et c'est m6me la meilleure m^thode de prise d'echantillon, puisqu'elle porte sur un temps aussi long que Ton veut. II peut cependant 6tre parfois plus commode d'employer une

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m^thode rapide, ut si Ton ne veut pas doser I'eau, il est commode de se servir d'une poire en caoutobouc d'un demi-litre, que Ton met en

Fig, 2. — Outillage induslriel des aoalyies de gaz.

communication avecletube de prise de gaz, et que Ton videplusieurs fois pour chasser compl^lement I'air.

La prise d'essai ^Uot faite, I'analyse des gaz comporle deux 6lBpes : dosage des ^liiments immMialement absorbables par des r§actita

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appropri^s, dosage de ceux qui ne le deviennent qu'apr^s combustion par I'oxyg^ne, en d'autres lermes, analyse d la buretle d'absorption et analyses eudiom^triques.

L'ensemble de rinslaliatlon ndcessaire d celte s^rie de dosages est indiqu6 dans la figure ci-contre oil nous avons tenu d representor tout I'ou tillage industriel d'analyses de gaz, pour mieux montrer quelle en est la simplicity (fig. 2).

3<> Analyse a la burette Bunte des gaz absorbables par des reac- TiFS. — La burette d 'absorption la plus commode est la burette Biinte (By fig. 2). Plus simple et plus 6conomiquo qu'aucun appareil similaire, elle a Fa vantage de ne pas exiger de caoutchouc i demeure et, enti^rement en verre, d'etre toujours prtte d servir ; elle se pr^te parfaitement aux manipulations de gaz : aspirations et prises d'^chantillons, refoulements et transvasements.

Elle se compose essenliellement d'une cloche d gaz, sorte d'dprouvelte de verre gradu^e, d'environ 50 centimetres de long, effil^e d ses deux extr^mites et ferm^e par deux robinets a, b. Le robinet inferieur c est d simple voie ordinaire, termini par un tube assez etroit pour qu'on puisse y adapter un petit caoutchouc, au moyen duquel on reliera la burette d Fentonnoir e, toutes les fois qu'il sera necessaire (*).

Le robinet sup^rieur a qui conslitue Torgane le plus ing^nieux de la burette, est perc^ de deux conduits, Tun, identique a celui d'un robinet ordinaire, permet d'6tablir la communication entre la cloche et le petit enlonnoir qui la surmonte; Tautre, s'ins^re sur le ftit du robinet, dans le m^me plan de revolution (a, b fig. 3) que le premier conduit el suivant un diam^tre perpendiculaire (comme dans un robinet d trois voies) ; mais s'inclinant aussitdt de fagon d ne pas rencontrer le premier conduit, il se recourbe suivant I'axc de rotation du robinet et se termine par un tube prolongeant cet axe, sur lequel on pent adapter un tuyau de caoutchouc. Grdce d cette seconde voic, on peut etablir la communication entre Texierieur, la poire P ou tout autre reservoir contenant le gaz d analyser et la cloche graduee

ii) Dans la figure, nous avons dCl repr6senter les caoutchoucs adapt^s h la burelle raals pendant I'analyseon doit 6videmment les enlever.

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