OUTILLAGE NECESSAIRE A L'ETUDE D'UN FOUR H
se fait plus lentement et exige non seulement une agitation 6nergique, mais deux additions successives du r^ctif.
L'ensemble de ces operations demande d peine un quart d*heure : on peut les £BLire commod^ment sur place, au four, et dans ce cas la burette pourra servir k la prise d'^bantillon, en la remplissant plusieurs fois de £uite pour chasser Fair du tube adducteur. On voit done de quelle ressource cet appareil sera pour la surveillance r^uli^re des fours.
En Yue de I'^tude complete du bilan d*un four qui seul nous oc*
cupe ici,la burette ne permetd'analysercompl^tementquelesfum^es.
CO Elle ne donnera pour les gaz de gazogenes que le rapport jttt^ et devra
etre terrain^e k Teudiom^tre.
§ 4. Analyse endiometriqae. — Gette analyse portera sur [le r^sidu gazeux restant dans la burette apr^ absorption de Toxyg^ne, de Foxyde de carbone et de Tacide carbonique, c'est-d-dire sur un melange d'azote, d*hydroghie et de form^ne (methane). II peut y avoir dans ce residu des hydrocarbures plus carbur^s que le m6tbane, puisqu'il s'en produit dans la distillation de la houille, mais la proportion en est tout k fait n^gligeable. II ne faut, en effet, pas perdre de vue que la ra^thode que nous indiquons s'applique seulement aux analyses de gaz de gazogenes, c'est-a-dire contenant au maximum 5 Vo d'hydrocarbures : dans ces conditions, si Ton observe que la proportion d'bydrocarbures plus carbures que le m^tbanen'y est que V50 soit 0,05 x 0,2, on comprendra que I'erreur commise, lorsqu'on suppose qu'il n'y a que du form^ne est n^gligeable. Celte remarque simplifie Tanalyse d^autant plus que le m^tbane donne naissance par sa combustion a un volume d'acide carbonique ^1 au sien.
Le materiel sulBsant a cette 6tude se compose d'un eudiomdtre de fiunsen ou mieux d'un eudiomHre de Riban a ills deplatine (D, fig. 2), d*un mortier de porcelaine contenant environ 6 kilogr. de mercure, d'une pile et d'une bobine d'induction permettant de faire passer par le moyen de la pi nee F une 6tincelle dans Teudiom^tre (*), d'un reservoir d'oxyg^ne, entin d'un tbermom^tre et d'un barometre.
(i) Ou de tout autre appareil permettant la production d'une 6tincelle 61ectriquc, 4lectrophore, machine 61ectrique, etc.
On commence par m^langer le gaz i analyser avec un volume d'oxyg^ne suflisant & assurer la combustion complete du gaz, d'apr^<i sa composition approch^e qui, dans Tinduslrie, est presque toujours connue (Vi volume d'oxyg^ne pour la combustion de I'hydrog^ne et 2 volumes d'oxyg^ne pour celle du form^ne). II est commode defaire ce melange dans la burette de Bunte qui se pr^tc Ir^s bien d Tintroduction et d Texacto mesure du volume d oxyg^ne introduit, ainsi qu'au brassage de ces gaz comburant et combustible tr^s n^cessaire d ^'inflammation lorsqu'onest pr^s de la limile d'inflammabilitd (i).
Apres avoir rempli Feudiom^tre de mercure et Tavoir renvers6 sur la cuve on y transvase le melange de gaz A analyser et d*oxyg6ne. Pour cela on adaple au robinet a un tube de caoutchouc que Ton remplit d'eau salde pour le purger d'air, et ou Ton chasse ensuite le gaz ; introduisant alors Textr^mit^ du tube sous Teudiom^tre et levant Tentonnoir on refoule le gazjusqu'A ce qu'il rempjisse environ les trois quarts de Feudiometre. On lit le volume et la pression qu'il suffit de mesurer avec une r^le gradu^e plac^e verticalement. On bouche partiellement I'eudiom^tre d Taide d'un bouchon de li^ge echancr6 que Ton appuie fortement, d I'aide du support, centre le fond de la cuvette, et qui empdche la projection du mercure au moment de I'explosion. On fait enfm passer T^tincelle : la combustion se produit plusou moins vivement et aussit6t apr^s on observe une ascension du mercure resultant de la condensation de Teau. On laisse refroidir, ce qui cxige une dizaine de minutes d Fair mais pent s'obtenir imm^diatement en plongeant reudiom6tre a Taide d'une cuiller d long manche dans une cuve d eau profonde ; on fait une seconde lecture de volume et de pression.
Enlin on introduit un fragment de potasse (potasse en cylindres) qui s'^levant au-dessus du mercure, se dissout dans la petite quantity d'eau in6vitablement entrainde dans les manipulations de gaz et absorbe Tacide carbonique. Cette absorption sera facilitde en agitant I'eudiometre solidement maintenu entre la main gauche et le pouce de la main droite ; mais cette agitation demande quelque precaution
(I) Si Ton est au-dessous de la limile d'inflammabilit^ on devra ajouter une quantilS raesurte d'hydrog^ne.
pour eviter toule rentrde de gaz dans reudiometre qui se trouve forc^ment en depression, elle n'est pas indispensable. On fait alors une troisieme lecture de volume et de pression.
Les trois lectures ainsi op^rdes suffisent A determiner les deux rapports donnant les volumes relatifs des trois gaz, par la resolution de deux equations du premier degr6. Le calcul est d*ailleurs simplifie encore par regalite de volume du formeno et de Tacide carbonique produit.
On ram^ne tous les volumes d et d 760" ce qui exige la connaissance de la temperature exterieure et de la pression atmospherique, en tenant compte de la tension de vapeur d'eau. La deuxiSme contraction Ca, difference entre les volumes 2 et 3, donne immediatement la teneur en formene; la premiere contraction Q represenle la disparition de Toxygdne necessaire k la combustion du formene soit deuxfois le volume de ce dernier, et la disparilion^de I'hydrogene et du demivolume d'oxygene necessaire a sa combustion. On en deduira immediatement la proportion d'bydrogene :