‹ Le chauffage industriel et les fours a gaz:Chapitre 4 sur 42 · DE COMBUSTION · texte numérisé non relu

DE COMBUSTION

La base de toute 6tude thermique est la connaissance des chaleur s de combustion, due aux travaux de MM. Berthelot et Vieille qui out employ^ pour ces mesures la bombe calorim^trique. Mais ces donn^es 6taient insuffisantes pour r^soudre le probl^me que nous nous sommes propose, avant la determination des chaleurs sp6cifiques et des chaleurs d'6chauffement par MM. Mallard et H. Le Ghatelier (*).

Tons ces travaux sont r^cents, ce qui nous oblige i les r^sumer ici ; on voit done combien r^cente aussi est la possibility de r^soudre le probl^me th6orique de la production et de Tutilisation industrielles de la chaleur.

§ 1. Chaleurs de combustion et pouvoirs calorifiques. — Onappelle chaleur de combustion a pression consiante ou simplement chaleur de combustion d'un corps simple ou d'un compost chimique d^fini, le

(1) Cette d6termi nation a 6t^ faite accessoirement, par MM. Mallard et Le Ghatelier, au cours des travaux remarquables blen connus de la Commission du grisou. Ceci expllque, sans doute, comment cette notion si capitale en science et industrie, s'est r6pandue si lentement dans Teuseignement, au point que nous soyons oblige d'en faire ici un nouvel expos6#

nombre de calories (*) d^gag^s par la combinaison avec I'oxygene d'un nombre de grammes de ce corps 6gal d son poids mol^culaire (2).

Lorsque le corps est gazeux, on sail que tous les poids mol6culaires correspondent, par definition, d un m6me volume : :22^''32. Cette unit6 de volume, qu'a adopt6e M. Berthelot dans ses etudes de thermochimie, est ce que nous appellerons volume moleculaire, et quelquefois, parabr6viation, molecule d'un gaz.

Lorsqu'il s'agit d un combustible, coke, houille, etc., dont on effectue la combustion a la temperature ordinaire, la chaleur de combustion est designee plus sp6cialement sous le nom de pouvoir calorifique, Cette donn6e exp^rimentale, que Ton determine facilement par la bomfoe Malber, r6pr6sente alors r6nergie calorifique disponible, la quantity de chaleur que Ton cherchera a utiliser le plus completement possible.

Ces deux denudes, chaleurs de combustion el pouvoir calorifique d pression constante, sont bien celles qui joueat le r61e fondamental dans les questions th^oriques et pratiques de chauffage industriel, puisque toutes les combustions s'y font sans compression, d une pression d peu pr^s constante, tr^s voisine de la pression atmospherique.

Les chaleurs de combustion des corps simples et les chaleurs de combinaison de ces corps simples entre eux ont 6te determin^es par Berthelot et sont publi^es dans VAnnualre da Bureau des Longitudes. Nous empruntons d I'edition de 1897 celles de ces donn^es qui sont nece<3saires d notre etude, pour les r^unir en un tableau qui suffira d tous les probiemes de combustion dans les fours (voir p. 8) :

§ 2. Chaleurs d'echauffement et chaleurs spScifiqaes des gaz. — Lorsqu'un gaz, maintenu d pression constante, est parte d'une temperature initiate Tq d une temperature superieure Ti, on appelle chaleur d'ichauffement entre les temperatures T© et Tj, le nombre de calories qu'il faut ceder a ce gaz pour realiser cette elevation de temperature.

(i) Ce sont les grandes calories que qous employons dans toute cette 6tude.

(2) Pour les corps simples, les poids mol^ulaires sont gi^n^ralement le double des poids atomiques; pour les corps composes, les poids mol6culaires sontdgaux a la somme des poids atomiques des corps simples qui les constituent.

T ableau des chalevrs de combustion des corps simples ou composes

se renconirant dans les fours.

Page 1