Idem : p. 148, Mémoires de Louis XIV
TABLEAU d'une RENAISSANCE 193
crois qu'elle me commande elle-même de ne pas laisser une partie de mes sujets privés de leurs droits naturels et de ce que l'état de société leur promet \ Au sujet de la situation financière :
J'ai trouvé la France... quasi ruinée. Sauvonsla... Lorsque les rois mes prédécesseurs sont tombés en pareilles adversités, ils ont eu recours à r aliénation de leurs domaines, constitution de rentes
augmentations (d'impôts) ; mais ?7iaintenant toutes ces choses sont parvenues à tel excès qu'il ne s'en
peut tirer ni espérer aucune assistance {je)
crains qu'enfin telles ajjaires continuant et tirant à la longue, (mes enfants) ou moi soyons contraints par la nécessité, qui est la loi de toutes les lois, de
faire banqueroute chose que Je veux éviter de
toute ma puissance et l'éviterai infailliblement, si vous y contribuez, ce que l'ancienne fidélité des
Français me fait espérer de vous * C'est aux
besoins réels que Je veux proportionner les impôts,
[ et il est un terme que Je mettrai toujours à leur
durée : la fin de ces mêmes besoins ' Les tri-