ACTE PREMIER
LÀ BARONNE
Justement ; c*est poar réparer ma faute.
LB GÉNÉRAL) Tenaiit de droite et eoannt aa eommaDdant.
On m'annonce à Tinstant ton arrivée, mon cher Robert!... sois deux fois le bienvenu, car nous ne t'attendions pas avant quinze jours.
LE COMMANDANT
Une triste circonstance m*a forcé d'avancer mon voyage.
LE GÉNÉRAL
Ah! mon Dieu!
LE COMMANDANT
Je te dirai cela demain, car l'heure et le lieu sont peut-être assez mal choisis pour...
BSTBLLB.
Mais nous allons être sur des épines^ commandant.
LE GÉNÉRAL
Sans doute.
LE COMMANDANT
Du reste, je ferai peut-être mieux de profiter de l'absence momentanée de ta femme pour vous annoncer...
LE GÉNÉRAL
Mais parle donc...
LE COMMANDANT
Non. Tiens, ce papier parlera pour moi.
Le général prend le papier que lui donne le commandant et en fait la lecture. — Entre le marqais arec madame de Laorade. — Ils s'arrêtent im instant an fond.
MADAME DE LAURADE.
Votre petit feu d'artiûce de méchanceté et de* paradoxes est-il terminé?
40 L8 CBBMIN DK DAMAS
Oai, c'était la dernière fasée.
MADAMK DS LAURADB.
Eh bien, Toulez-voos mon opinion sar voos soiis forme de parabole?
L8 MARQUIS
Oai.
MADAME DE LAURADE.
C'est qae votre cœur est un enfant malade et votre esprit la grande personne qui chante pour l'empêcher de crier.
LE MARQUIS
Faites mieux, bercez-le d*uae espérance.
Madame d« Laarade haasse les épaules et va s'asseoir. LE GÉNÉRAL.
Ah çà! ce papier que tu viens de me faire lire, c'est tout simplement la copie d'an testament?
LE COMMAICDANT.
Oai, du testament de la comtesse de Lorges, ma voisine de campagne qui, en mourant, m'a institaé l'exécateur de ses dernières volontés.
ESTELLE
Madame de Lorges est morte? Ahl maman sera bien affligée, car c'était sa meilleure amie.
LE COMMANDAITT.
Madame de Lorges ne l'avait pas oubliée, mon enfant, car elle lègue à votre mère son portrait avec deux cent mille francs.
ESTELLE, tristemeaU
Elle est morte !