‹ Le chemin de damas: pièce en trois actesChapitre 37 sur 70 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

Oui, monsieur le marquis.

Il sort.

LE MARQUIS, qui est remonté, regardant rers la droite dans la coulisse •

Deux fenêtres seulement éclairées au front de ce bâtiment sombre, c'est là que doit être situé l'appartement de la comtesse. Il est écrit que je ne la re verrai pas. C'est une déception I... J'ai envie de rester encore; non, il ne sera pas dit que, dans l'espoir de satisfaire une vaine curiosité, monsieur de Parisiane aura méchamment prolongé les souffrances de celle qui attend sans doute son départ avec une anxiété mortelle!... (Ricanant.) Ce ne serait pourtant à tout prendre qu'une juste représaillel... Ne m'a-t-elle pas, elle aussi, mortellement inquiété par cette lettre écrite (soi-disant) sur le bord de la tombe! car enfin! il n'y a pas à dire, je suis allé à la Morgue!... et... pendant ce temps, la comtesse... Arachné... tissait tranquillemeut sa toile, et... faisait endos-

ser au mari le billet à ordre... souscrit parle caprice. (Riant.) Allous, alloQs, BOUS auroDs beau dire et beau faire, les femmes nous en remontreront toujours. (Regardant de noayeaa an loin et arec on cri de surprise.) Ehl maiS... tOUr^

nant cette ailée et se dirigeant vers cette terrasse... c'est la comtesse, la comtesse de Givres. Je la reconnais, je la reconnais bien I Comment s'est-elle décidée à quitter sa cachette? et que vient-elle donc faire ici?

U se dissimule dans le bosqaet formé par les orangers, mais reste en vue au public.

Page 1