DE MARQUIS, VALENTIN
Le marquis, assis devant la table à droite, relit une lettre. — Une grande boit > béante et vide est placée en face de lui, sur un fauteuil. — Yalentin entre par la droite; il porte un plateau garni qu'il place sur le guéridon à gauche.
VALENTIN
Monsieur ne s^est donc pas couché? Il ne s'est pas même déshabillé! Que diable a-t-il pu écrire toute la nuit?
LE MARQUIS, se levant.
Qaelle heure est-il?
VALENTIN, regardant la pendule.
Monsieur, il est... (s'arrêtaat.) Ah! j'oubliais que dans les hôtels d'Arcachon, comme dans tous les hôtels du monde, la pendule n*est pas un objet d'utilité, (rirent sa montre.) 11 est sept heures, monsieur.
LE MARQUIS
Donnez du jour ici.
Valentin onvro les rideaux, va à la table, éteint la lampe et aperçoit le cofTret.
VALENTIN
Tiens! le cimetière est à moitié vide, monsieur a fait
des exhumations (Regardant le foyer plein de cendres.) et il a
brûlé les corps.
LE HARQU.1S.
C'est monsieur de Conrtvallon qui demeure dans l'appartement à côté du mien?
VALENTIN
Monsieur me pardonnera, c'est madame la princesse Daniiowitz ; monsieur de Gourtvallon et monsieur de Sottenay sont au deuxième étage.
LE MARQUIS
Vous monterez tout à l'heuce chez ces messieurs, et en* les priant de m'excuser de les déranger si tôt, vous leur direz que j'ai absolument besoin de leur parler.
VALENTIX.
Monsieur a un duel?
LE MARQUIS
Quel temps fait-il?