‹ Le chemin de damas: pièce en trois actesChapitre 55 sur 70 · DE MARQUIS, VALENTIN · texte numérisé non relu

DE MARQUIS, VALENTIN

Le marquis, assis devant la table à droite, relit une lettre. — Une grande boit > béante et vide est placée en face de lui, sur un fauteuil. — Yalentin entre par la droite; il porte un plateau garni qu'il place sur le guéridon à gauche.

VALENTIN

Monsieur ne s^est donc pas couché? Il ne s'est pas même déshabillé! Que diable a-t-il pu écrire toute la nuit?

LE MARQUIS, se levant.

Qaelle heure est-il?

VALENTIN, regardant la pendule.

Monsieur, il est... (s'arrêtaat.) Ah! j'oubliais que dans les hôtels d'Arcachon, comme dans tous les hôtels du monde, la pendule n*est pas un objet d'utilité, (rirent sa montre.) 11 est sept heures, monsieur.

LE MARQUIS

Donnez du jour ici.

Valentin onvro les rideaux, va à la table, éteint la lampe et aperçoit le cofTret.

VALENTIN

Tiens! le cimetière est à moitié vide, monsieur a fait

des exhumations (Regardant le foyer plein de cendres.) et il a

brûlé les corps.

LE HARQU.1S.

C'est monsieur de Conrtvallon qui demeure dans l'appartement à côté du mien?

VALENTIN

Monsieur me pardonnera, c'est madame la princesse Daniiowitz ; monsieur de Gourtvallon et monsieur de Sottenay sont au deuxième étage.

LE MARQUIS

Vous monterez tout à l'heuce chez ces messieurs, et en* les priant de m'excuser de les déranger si tôt, vous leur direz que j'ai absolument besoin de leur parler.

VALENTIX.

Monsieur a un duel?

LE MARQUIS

Quel temps fait-il?

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