DOUZIÈME STATION
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II souffrait tout à l'heure, cVst vrai, mais maintenant il va mourir»
La grande croix dans la nuit faiblement remue avec le Dieu qui respire.
Tout y est. II nV a plus qu'à laisser faire l'Instrument
Qui du joint de la Double nature inépuisablement
De la source du corps et de l'âme et de l'hypostase, exprime et tire
Toute la possibilité qui est en lui de souffrir.
II est tout seul comme Adam quand il était seul dans l'Eden.
II est pour trois heures seul et savoure le Vin,
L'ignorance invincible de l'homme dans le retrait de Dieu I
Notre hôte est appesanti et son front
fléchit peu à peu.
II ne voit plus sa Mère et son Père l'abandonne.
II savoure la coupe et la mort lentement qui Tempoisonne.
NVn avez-vous donc pas assez de ce vin aigre et mêlé d'eau,
Pour que vous vous redressiez tout à coup et criiez : Sitio ?
Vous avez soif, Seigneur? Est-ce à moi que vous parlez ?
Est-ce moi dont vous avez besoin encore et de mes péchés ?
Est-ce moi qui manque avant que tout soit consommé ?