DEUXIÈME STATION
On lui rend ses vêtements et la croix lui est apportée,
'* Salut ^ dit Jésus^ ** ô Croix que j'ai longtemps désirée l '^
Et toi, regarde, chrétien, et frémis l Ah, quel instant solennel !
Que celui où le Christ pour la première fois accepte la croix éternelle I
O consommation en ce jour de Tarbre dans le Paradis I
Regarde, pécheur, et vois à quoi ton péché a servi.
Plus de crime sans un Dieu dessus et plus de croix sans le Christ I
Certes le malheur de Thomme est grand, mais nous n'avons rien à dire.
Car Dieu est maintenant dessus, qui est venu non pas expliquer mais remplir,
Jésus reçoit la Croix comme nous recevons
la Sainte Eucharistie :
** Nous lui donnons du bois pour son pain '^ , comme il est dit par le prophète Jérémie.
Ah^ que la croix est longue^ et qu'elle est énorme et difficile I
QuVUe est dure I qu'elle est rigide I que c'est lourde le poids du pécheur inutile 1
Que c'est long à porter pas à pas jusqu'à ce qu'on meure dessus 1
Est-ce vous qui allez porter cela tout seul, Seigneur Jésus ?
Rendez-moi patient à mon tour du bois que vous voulez que je supporte.
Car il nous faut porter la croix avant que la croix nous porte.