COUCHANT
Comme une coupe d'or, voici que le Soleil Se penche vers la Mer, pour y puiser encore Le sang jeune et pourpré de la nouvelle Aurore Dont la lèvre du Jour attend le flot vermeil.
A l'astre déclinant mon désir est pareil
Qui, las de rayonner dans le vide sonore,
Pour fuir tes cieux cruels, ô Toi qu'en vain j'adore,
En attendant la mort, descend dans le Sommeil.
Mais le ressouvenir de ta beauté profonde S'ouvre à sa chute, ainsi qu'un Océan dont l'onde Retrempe sa brûlure et le fait plus amer.
Il renaîtra pareil au Jour qui se rallume, Ruisselant de sang clair à l'orient qui fume, Ainsi que le Soleil remonte de la Mer.