‹ Le chemin des étoilesChapitre 63 sur 104 · A LEON FAURE · texte numérisé non relu

A LEON FAURE

L'ancêtre Luc avait, sur la pierre adorée Du Saint-Sépulcre, avec son sang mis une croix : Et l'aïeul Marc avait, en mourant pour ses rois, Conquis une mémoire à jamais vénérée.

Combattant à son tour pour la cause sacrée, Gui, le grand-père, était demeuré, seul de trois; Et, durant qu'ils dormaient dans leurs cercueils étroits, La gloire de leurs noms emplissait la contrée.

De leur cimier l'orgueil gravé surmonte encor

La porte qui s'ouvrait jadis au son du cor

Sur le vieux pont-levis dont la chaîne est coupée.

Cependant le dernier de la race est venu Rêver, sous l'écusson poudreux, à demi-nu. Et sa tremblante main tient une vieille épée.

Page 1