‹ Le chemin des étoilesChapitre 84 sur 104 · SES CHEVEUX · texte numérisé non relu

SES CHEVEUX

Plus souple, plus légers que les fils dont la Nuit Tisse le voile obscur où son front se recèle, Et plus enveloppants sont les cheveux de celle Vers qui mon seul espoir désespéré s'enfuit.

Quand mabouclie, en tremblant, les eflleure, sans bruit, Leur magnétique éclat sous ma lèvre étincèle, Comme, dans le ciel noir où l'ombre s'amoncèle, Des étoiles le chœur soudain s'allume et luit.

Comme dans un linceul vivant et que soulève Chacun des battements où se rythme mon rêve, Dans leur réseau divin j'ai mon cœur enfermé.

Et, jaloux d'une Mort plus douce que la vie, Au cou d'ivoire pur qu'ils inondent j'envie Le fardeau doux et cher de leur flot parfumé !

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