PRINTEMPS CRAINTIF
Sous le ciel bleu les champs sont verts ; De jeunes blés luisent en ligne Sur les bruns sillons entr ouverts ; Un coup de verdure égratigne Les halliers noirs encor déserts.
Un grand vent qui brasse les airs D'un souffle encore âpre , consigne Le Priritemps frileux aux revers Des talus qu'un fossé souligne D'un trait brisé de reflets clairs.
Tout peureux des frimas soufferts.
Le pauvre Printemps se résigne ; Mais sentant près des jours plus fiers , Déjà presque railleur, il cligne Ses yeux bleus d'herbe recouverts ;
Et songeant aux défunts hivers.
Il entend, d'une âme maligne^ Éclater de côtés divers.
Dans les prés, le bois et la vigne.
Les essais des prochains concerts.