‹ Le chemin des saisonsChapitre 3 sur 100 · LE REVEIL · texte numérisé non relu

LE REVEIL

Sur les collines reverdies

Où l'Hiver cesse de neiger.

Le Printemps court d' un pied léger ,

Chassant les bises refroidies ;

Réveillant les /leurs engourdies, Et rouvrant l'étable au berger.

Il fait dans les airs voltiger Les premières ailes hardies ;

Les aubes enfin attiédies Recommencent a se franger D'un peu d'or, longtemps étranger A leurs tristesses alourdies ;

Sur les pelouses rebondies , Au pied des arbres du verger.

On voit les ombres s'allonger En lignes chaque jour grandies ;

Les eaux joyeuses, déraidies.

Se remettent à voyager ; Et les oiseaux à ramager Des bouts de chansons étourdies.

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