LE REVEIL
Sur les collines reverdies
Où l'Hiver cesse de neiger.
Le Printemps court d' un pied léger ,
Chassant les bises refroidies ;
Réveillant les /leurs engourdies, Et rouvrant l'étable au berger.
Il fait dans les airs voltiger Les premières ailes hardies ;
Les aubes enfin attiédies Recommencent a se franger D'un peu d'or, longtemps étranger A leurs tristesses alourdies ;
Sur les pelouses rebondies , Au pied des arbres du verger.
On voit les ombres s'allonger En lignes chaque jour grandies ;
Les eaux joyeuses, déraidies.
Se remettent à voyager ; Et les oiseaux à ramager Des bouts de chansons étourdies.