‹ Le chemin le plus long: comédie en trois actes, en proseChapitre 20 sur 58 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

BACHU, ANDRÉ,

BACHU*.

Eh bien, sceptique?..

ANDRE

Eh bien, croyant?..

BACHU.

Que dis-tu de l'aventure?;:

ANDRÉ

Moi, rien.

BAcku.

Tu la trouves toute naturelle?

ANDRÉ

Parfaitement.

BiCHtl.

Tu ne crois même pas au hasard?

ANDRÉ

Le hasard n'exiite pas!..

BACRU, k fofatat putcr *.

Gomment?., le hasard nous amène ici, en lace d'une maison où Ton déjeune, nous qui ne savions comment déjeuner; le hasard fait que nous nous réunissons pour fêter tes vingtquatre ans, le jour même où la famille et les amis de cette dame se réunissent pour fêter les vingt ans de sa nièce, et ce n'est pas le hasard? Qu'est-ce donc, alors?-

ANDRÉ

Tu veux le savoir?..

BACRU.

Oui.

ANDRÉ

Absolument?

BACBU.

Absolument.

ANDRÉ

Eh bien! mon pauvre ami , ce que tu appelles le hasard est tout bonnement ma volonté. C'est moi qui vous ai conduits ici. C'est moi qui ai volontairement jeté le déjeuner dans le lac; c'est moi qui ai interpellé Joseph, dont je connaissais le nom, ce qui vous a fort étonnés, hommes naïfs!., c'est moi qui suis cause de cette invitation, car je savais qu'on fêtait ici les vingt ans de mademoiselle Berthe, aussi bien que je savais que vous vouliez fêter ma vingt-quatrième année; c'est moi enfin qui ai fait naître tous les événements dont tu fais tant d'honneur au hasard.

BACBU.

Toi? et dans quel but?..

ANDRÉ

Devine!*.

BACBU.

Est-ce que tu veux épouser Berthe?..

ANDRÉ

Quelle idée!..

BACHU.

Tu es amoureux d'elle, alors?..

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